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Ty - A mes yeux, l’identité est une façon de se gagner un passeport pour le monde.

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Ty Hamilton
Ty Hamilton
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date d'inscription : 08/06/2013
crédits : Ared + episkey
âge : 26 ans

Ty - A mes yeux, l’identité est une façon de se gagner un passeport pour le monde. Empty
MessageSujet: Ty - A mes yeux, l’identité est une façon de se gagner un passeport pour le monde. Ty - A mes yeux, l’identité est une façon de se gagner un passeport pour le monde. EmptyLun 10 Juin - 14:00




ty hamilton
ft. dustin milligan



identité

nom • Hamilton. prénom • Ty. âge • 26 ans. ville de naissance • Chicago. statut social • Célibataire. orientation sexuelle • hétérosexuel. métier/étude • Musicien/bricoleur. classe sociale • Très modeste. ta petite particularité • déteste qu'on l'interpelle par son nom de famille. groupe • Tremé. caractère • Taciturne, peu bavard, citadin, solitaire, débrouillard, amateur de musique, réaliste.


mon histoire

« Peu importe si le début paraît petit. »
À l’époque je n’avais même pas 7 ans, j’m’en rappelle pas très bien, ça faisait quelques temps qu’on me trimballait de foyer en foyer, j’voyais les gens défiler, les regards passés. Ce jour là, mon sac de Spiderman sur les épaules, l’intervenante sociale me poussait un air encourageant au visage à l’intérieur d’une petite maison ridicule, coincée entre deux immeubles, maintenant que j’y repense, j’comprends pas comment cette baraque a pu survivre tout ce temps en plein Chicago. Il y avait des fleurs partout, il y en a toujours eu, même le jour de sa mort : un vase de Lys frais juste à côté de son lit. Elle m’a accueilli, un sourire chaleureux, une odeur de vanille. J’l’ai tout de suite aimé, d’une certaine façon. J’allais passer les treize prochaines années de ma vie là, dans cette chambre du grenier, un peu étroite, bien emménagée, à jouer du coude avec quatre autres gosses à la table à diner. Mathilda Saint-James, elle avait sauvé ma vie. C’était ma personne, elle m’avait adopté, était d’venue ma mère alors que j’avais 22 ans, mais en vérité elle l’était devenue bien avant ça.

Mes parents, j’me rappelle plus d’eux, pas vraiment, depuis longtemps leurs traits ont disparu de ma mémoire. Je les avais oubliés, avais fait un trait sur mes origines jusqu’à ce jour là, le jour le plus triste de ma vie.

« L'adolescence ne laisse un bon souvenir qu'aux adultes ayant mauvaise mémoire. »
Mon capuchon relevé sur le haut de mon crâne, j’ouvre et referme la porte d’entrée afin de faire le moins de bruit possible, camouflant mon visage, fixant le sol. Les deux mains agrippées aux bandoulières de mon sac à dos, j’me dirige le plus légèrement possible vers l’escalier menant à l’étage, puis attrape la corde sensé faire tomber l’échelle menant au grenier « Ty Hamilton » « Fuck » « Surveille ton langage jeune homme » « merdeuh…oui…salut » J’lévite du regard, reste caché dans les abimes de mon capuchon, mais ça ne marche pas, ça n’avait jamais marché. Elle resserre un peu sa robe de chambre contre elle, avance dans ma direction, fait tomber le rempart, et son visage se décompose. Ses mains posées sur ses hanches elle reste silencieuse, le pire des châtiments « ... foncé ...une porte ». Le silence perdure. « C’est pas grave » Silence « OKAY…Mais il le méritait, il s’est foutu de Jay » Jay le dernier de la « famille », petit, lunettes, dyslexique, il bégaie. Elle me dévisage. « Je te croyais plus intelligent, se battre avec autre chose que les poings, c’est ce que font les grands hommes » Je soupire, et c’est maintenant à mon tour de la dévisager « Il est trop con pour se rappeler des mots, mais l'coquard, lui....» Elle sourit, elle ne le veut pas, mais elle sourit.

« L'adulte est un enfant qui a trop vécu. »

J’insère la clé dans la serrure, tire vers le haut, balance un coup de genoux dans la porte, enfonce mon épaule et la porte finit par céder. Je pénètre dans mon appartement en trébuchant, puis referme la porte d’un coup de botte salle. J’avais passé la journée sur un chantier. J’me laisse tomber contre mon divan, m’empare de ma guitare, puis me mets à la gratter. Débarque sur ces entrefaites mon colocataire, un no life à son apogée, une canette de bière à la main « Salut Ty » Il se laisse tomber à mes côtés, avale une gorgé, se gratte le ventre pendant que je travaille à oublier sa présence « Qu’est-ce que tu fous à soir, j’ai rencontré quelques filles, j’me disais qu’on pourrait… » Je me lève, ris, « J’vais prendre une douche » J’veux même pas imaginer elles sortent d’où ces filles.

« La mort ne consulte aucun calendrier. »

Y’a ça deux mois, j’ai vécu une salle journée. Jay v’nait d’appeler. Je descends du bus et cours, une fois devant cette maison, toujours coincée, encore plus minuscule qu’avant, je m’arrête. Je reste là de longues minutes à contempler l’berceau de ma vie. Je finis par rentrer, je sais qu’ils sont là, les quatre, à m’attendre, à attendre de voir ce que j’allais faire, ce que j’allais dire. Je rentre, les regarde, ils sont tous debout dans le salon aux fauteuils de couleur beige datant de la sécession au moins. Personne ne parle. Sasha, la plus vieille, s’approche, pause une main sur mon épaule, puis on grimpe, tous ensemble, jusqu’à l’étage. Minuscule, un peu comme la baraque, c’est l’image de Mathilda qui me revient, perdue dans son lit, parmi les draps et les oreillers, son visage si frêle sait pourtant encore sourire avec chaleur alors que nous entrons. J’avais amené ma guitare, sa dernière requête, on refuse rien à un mourant. Tous assis avec elle, sa main sur ma cuisse, son air préféré résonne dans la pièce, avec les lys en arrière plan.

« En avouant ses erreurs, on met la raison au présent et le tort au passé. »

Je descends de l’autobus voyageur, les yeux plissés, éblouis par le soleil. J’étire mes bras, craque ma nuque, mon corps endoloris par le long voyage. La Louisiane, la Nouvelle-Orléans. Je dévisage le terminus, les gens…Chicago est maintenant loin derrière moi. Il y a deux mois de ça, j’avais trouvé une boite sur ce lit qui fut autrefois le mien, j’avais trouvé refuge dans mon ancienne chambre afin de fuir les condoléances, afin de fuir la dépouille exposée dans le salon, puis j’avais trouvé cette boîte, une enveloppe avec mon nom. Toutes ces années, elle avait fait des recherches, elle avait cherché à savoir qui j’étais. Elle avait travaillé à ce que je retrouve mon identité. Ces recherches l’avaient menée ici, l’berceau du Jazz. Une odeur familière m’accueille tandis que j’foule pour la première fois l’un des trottoirs de la ville. J’sais pas c’que je suis venu cherché, j’sais pas ce que j’vais trouver, mais Mathilda avait toujours eu raison…Peut-être que c’était le temps que je découvre mon histoire.



derrière l'écran

Cynthia • Caribou • 21 ans • Canada • We Made It • Il est amazing • Attention, c'dangereux.

FICHE PAR ROMANE
MODIFIÉE PAR MACKLEMORE



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