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Bailey Connors

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Bailey Connors
Bailey Connors
You have to go on and be crazy. Craziness is like heaven.

messages : 294
réputation : 2
date d'inscription : 09/06/2013
pseudo : tagada
crédits : tearsflight, tumblr, caribou
âge : 22 ans

Bailey Connors Empty
MessageSujet: Bailey Connors Bailey Connors EmptyLun 10 Juin - 18:24




Bailey Connors
ft. Jennifer Lawrence



identité

nom • Connors. prénom • Bailey. âge • 22 ans. ville de naissance • Philadelphie. statut social • Célibataire. orientation sexuelle • Hétérosexuelle. métier/étude • Serveuse. classe sociale • médium. ta petite particularité • je peux curver ma langue, si si. groupe • freret. caractère • spontanée, sarcastique, lunatique, maladroite, créative, gaie, minutieuse, extravagante.


mon histoire



Il fait chaud. Ou bien froid. Je sais plus faire la différence. Je suis peut-être dingue. Je suis définitivement dingue, they say. Je me mords la lèvre inférieure en fixant la carte d’identité que le vendeur de ticket de bus venait de me redonner. On pouvait y lire 9 décembre 1990, Bailey Connors. Ça me foutait le trousse, pas la carte, mais la moustache du vendeur de ticket. Mon année de naissance, ça me rapelle que c’était la belle époque, l’enfance: ces moments où votre seule préoccupation, c’est d’exister. J’avais existé. Et je l’avais bien fait. Nous l’avions bien fait : Deux parents heureux ayant eu deux filles, j’étais la petite dernière, deux ans de différence avec Andie. La marelle, les poupée, la petite école, un déroulement des plus normaux. Même l’adolescence, dans toute sa splendeur, avait été des plus typiques. « Votre ticket mam’zelle pour la Nouvelle-Orléans ». Je sors de mes pensées et attrape le bout de papier blanc lustré avant de le glisser, avec mon permis de conduire, dans mon sac coloré. Une photo tombe, je me penche pour la ramasser sous les soupirs de la filée derrière moi : ma sœur et moi, enlacées à Noël dernier. « Tu te bouges jeune fille? ». Et je me bouge, serrant le bout de papier contre ma poitrine. « Y’a pas le feu l’gros » dis-je tout en m’éloignant vers l’aire d’attente avec mes bagages.

Assise, je fais tourner la photo maintes et maintes fois entre mes doigts, me souvenant de la crise paternelle lorsque j’avais annoncé, à mes dix-huit ans, tout juste après ma graduation que j’allais intégrer la school of culinary arts de Philadelphie. Sacré flash back, quand tu nous tiens...« Ma fille ne sera pas une simple cuisinière ». Ma mère soupire fixant sa tisane à la camomille et moi je tape du pieds fermement sur le carrelage ocre sale de la cuisine alors qu’Andie se mêle à la conversation, c'est le poids lourd du rôle de la grande soeur. « Si je suis devenue policière elle peut bien devenir grand chef p’pa! » Je souris et en rajoute « T’en fera pas une affaire d’état, t’étais plus cool lorsque t’as appris que j’avais perdu ma virginité à notre voisin. ». Nous échangeons un regard complice, sachant très bien que les deux filles de la famille venaient une fois de plus de gagner la bataille… C'est un truc féminin, les yeux mignons, la voix vindicative, c'est un gêne des Connors.Effectivement, pour les trois années qui suivirent, j’entrepris une formation d’art culinaire et de management en restauration. Faut pas se fier à la couleur de mes cheveux ou à ma maladresse, je cuisine comme une déesse. « Bus 131 en direction de la Nouvelle-Orléans, dernier appel ». That's my bus.

Plus de 1700 kilomètres séparait la Pennsylvanie de la Nouvelle-Orléans, c’est ce que je me disais mentalement en voyant le paysage Pennsylvanien défiler pour la dernière fois. Une larme se perd sur mon visage alors que le flash back de la dernière semaine renaît en moi. Même les dingues ont des émotions...Parfois c'est même sensé!

« Dan. Fuck. Je suis pas intéressée, faut j’te l’dise en coréen peut-être? » « C’est pas ce que tu disais le mois dernier ». Je lève les yeux au ciel et jette mon tablier sale sur le comptoir de la cuisine, exténuée et énervée. « On a couché ensemble une fois. Je ne vais pas me marier avec mon patron, abruti. ». Les hommes et leur égo de merde. Il s’approche de moi, charismatique et fier avant de lâcher la bombe « Et bah alors, t’es renvoyée. ». Je lui lance un regard noir, mes yeux vagabondent des couteaux aiguisés à son joli minois, mais je me ravise, les meurtres c'est salissant. Je finis par quitter la pièce en furie. Je pousse la porte du Buddakan, chic restaurant asiatique de la ville où j’avais travaillé comme chef cuisinier dans la dernière année…jusqu’à cinq minutes plus tôt. Je n’ai pas le temps de souffler que mon téléphone se met à jouer une douce musique jazzé « Andie, c’est pas le moment! » La voix de ma sœur retentit comme une condamnation, cette journée n'était pas suffisamment merdique... « Bai’…C’est Mamie…Elle…est…Décédée. » Bim. Bam. Boum. C’est ainsi que je me retrouvais dans un autobus voyageur vers la Nouvelle-Orléans, fière envoyée de la famille Connors pour nettoyer la maison de Mamie Connors, décédée d’une overdose d’haricots rouge ou bien d’une crise cardiaque, ça restait à voir. Les prochaines semaines allaient être reluisantes : jeter des paquets de cartes, annuler un abonnement au bingo et tous ces machins que les Mamies passaient leurs journées à faire...Nada... Je pose mon front dans la vitre et mes yeux se ferment…

Nouvelle-Orléans, portique de Barbara « Mamie » Connors. C’était donc ça Freret. La dernière fois que j’avais mis le pied ici, je devais avoir huit ans. Je me penche pour ramasser la poste accumulée et déverrouille la porte grinçante. Une fois mes bagages déposés dans l’entrée, je file vers la cuisine, dépose ladite poste et deux morceaux de papiers attirent mon attention parmi le lot. Le premier, une annonce coloré : Bayou beer garden cherche serveuse, je le sépare du reste des factures, ce qui laisse place à un journal, l’édition de la veille. ENCORE UNE DISPARITION disait le gros titre. Je fronce les sourcils et pousse le tout vers la vieille corbeille de rotin « Fucking médias! Foutu sensationnalisme de merde! ». Je passe mes deux mains dans ma chevelure, me demandant dans quelle aventure je venais de me mettre. Nouvelle-Orléans. Nouveau départ, plus rien à perdre (en fait, on a toujours quelque chose à perdre). J’avais toujours voulu danser parmi les grenouilles et les crocodiles, tout en nettoyant la maison d’une vieille décédée…J’allais être servi…Vive la lousianne…



derrière l'écran

Jen. • Tagada • 21 ans • Canada • Je suis comme...admin • c'est SO génial ici • I love you mes loups loups

FICHE PAR ROMANE
MODIFIÉE PAR MACKLEMORE



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