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Welcome to New Orleans | Murchadh & Anaëlle

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Murchadh D. MacGregor
Murchadh D. MacGregor
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MessageSujet: Welcome to New Orleans | Murchadh & Anaëlle Welcome to New Orleans | Murchadh & Anaëlle EmptyDim 16 Juin - 19:55

Saturday, June 15th

Il en avait bouffé, des miles, sans sourciller.
Il en avait vu, des routes improbables, dans des états aléatoires, sans protester.
Il avait bien mérité un peu de repos, et c'était justement ce qu'il comptait lui donner.
Mais dans une cinquantaine de kilomètres !
Claquant violemment les portières fermant le coffre du combi, clef de douze à la main, Murchadh jure entre ses dents. Keith, du haut de ses dix ans, s'est assis dans un carré d'herbe au bord de Mississippi, bouteille d'eau à la main, et observe son père soulever le capot pour identifier le problème qui se posait. Ils avaient encore assez d'essence, il avait refait la ligne d'échappement au Mexique, so what ? Après un examen rapide, il finit par se glisser sous le vieux van, grognant entre ses dents. La nuit tombe quand il en ressort, une marque de cambouis sur le visage, les mains noires d'huile de moteur.
Et l'engin refuse de redémarrer.
« I'm hungry, Dad.1 » Les yeux se posent sur le petit garçon, et Murchadh hoche lentement la tête. Il s'essuie les mains et le visage dans un vieux tee-shirt qui lui servait de chiffon, avant de remonter dans le combi, en quête de nourriture. Quelques instants plus tard, il tend un sandwich au gamin, et mord à pleines dents dans le sien.
« Ye should try tae get some sleep ; it's getting late, y'ken.2 » fait-il en désignant les étoiles qui, déjà, commencent à parsemer les cieux. L'enfant geint, comme n'importe quel autre petit de son âge, mais ne proteste pas vraiment. Il est fatigué et si le combi ne repart pas, ils devront rester ici pour dormir. La route était peu fréquentée, surtout à cette heure, un avantage pour le bruit et les dangers si on ne les voyait pas, un inconvénient vis à vis des mêmes dangers et de l'absence d'aide extérieure pour partir plus rapidement.
La pensée fait son chemin dans l'esprit du jeune homme qui coince un tissu réfléchissant dans les portières arrière, allume une lampe torche pour émettre de la lumière. Il observe le gamin qui, après avoir fini son repas sur le pouce, retourne dans le combi, et s'approche de lui, l'empêche de fermer la portière.
« Don't let the bedbugs bite.3 » fit-il avant de l'embrasser sur le front. Le garçon râle qu'il est grand, maintenant, et tire une couverture sur lui, par habitude plus qu'à cause d'un froid potentiel. À l'approche de l'été et dans un état si proche des tropiques, il y avait peu de chances de se faire mordre par le froid.


Ce n'est que bien plus tard que l'enfant sursautera dans son sommeil, rouvrant de grands yeux dans l'obscurité. Le combi vient de démarrer, et un sourire fier s'étale sur le visage de son père.
« Sorry I woke ye up. Don't worry, sleep.4 » rassure-t-il. Mais l'enfant ne cherche pas le sommeil, observant son père descendre du véhicule en laissant le moteur tourner, pour se changer. Il s'approche du Mississippi, s'asperge d'eau pour ôter la sueur qui a résulté de l'effort fourni – puer alors qu'il allait chez quelqu'un n'était pas très recommandé – et décroche le tissu réfléchissant du véhicule. Il est à nouveau en mesure d'éclairer via ses phares, donc... Un saut à la place du conducteur, Murchadh attrape un tee-shirt à manches courtes sans se préoccuper du bras tatoué qui est largement visible, s'attache, vérifie que Keith est attaché, et reprend la route.
Ils sont à peu près à mi-chemin en Baton Rouge et la Nouvelle-Orléans. Ils devraient être arrivés d'ici une heure, peut-être un peu plus.
Le petit garçon ne se rendort pas. Il discute avec son père, allume l'auto-radio et y glisse un CD de musique celtique. Cornemuse. Murchadh sourit et jette un rapide regard au gamin, le laisse pousser le volume. Ils étaient en pleine campagne, qui cela voulait-il gêner ?
Le problème est surtout que, si le volume baisse au bout d'un moment pour qu'ils s'entendent communiquer, ils oublieront de tout couper à l'entrée en ville. Conduisant prudemment – en même temps, en pleine nuit, il n'y avait pas non plus des masses de circulations – et écoutant les instructions de son fils lisant la carte, l'Écossais finit par arriver dans le...
Quartier chic ?
Hm, pourquoi cela le surprend-t-il ? Avec une mère de famille universitaire, ils étaient forcément aisés. Mais il avait peu l'habitude de côtoyer ce genre de quartier. Il lève le pied, cherche le bon numéro.
« It's peaceful.5 » commente le gamin, épaté par la régularité des pavillons et villas, fasciné par l'image de perfection véhiculée par ce genre de quartier. Il ne saurait pas dire s'il y est à l'aise. Son père non plus.


Mais finalement, ils trouvent la maison recherchée. Le jeune homme, indifférent à la lumière qui s'allume chez des voisins incommodés par le son de la cornemuse, prend le temps de se garer, coupe le moteur. Hm. Heureusement qu'il avait prévu Mrs Prescott de son arrivée probablement tardive.
Elle avait répondu que, quoi qu'il arrive, quelqu'un serait disponible à toute heure, ce qu'il n'avait pas forcément compris.
Les portières s'ouvrent, le gamin bondit hors de l'engin pour aller chercher son sac à dos et son sac de couchage. Murchadh fait de même, laisse le gamin observer les alentours, le pousse gentiment vers la porte après avoir fermé son véhicule. Il sent, sous sa main, le peu de résistance de Keith, qui lui indique la fatigue qui l'a saisi.
« Tired, aren't ye ? 6» sourit-il en s'avançant vers la porte.
Et arrivé là, il lève la main, et frappe trois coups brefs et durs contre la porte.
Qui ne tarde pas à s'ouvrir.
« 'Ev'nin'. Prescott family ?7 »

__________________________

1J'ai faim, Papa.
2Tu devrais essayer de dormir un peu ; il est tard, tu sais.
3Fais de beaux rêves.
4Désolée de t'avoir réveillé. Ne t'inquiète pas, rendors-toi.
5C'est paisible.
6On est fatigué, hein?
7B'soir. (Je suis bien chez la) famille Prescott?

_________________
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Dernière édition par Murchadh D. MacGregor le Mer 19 Juin - 11:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Welcome to New Orleans | Murchadh & Anaëlle Welcome to New Orleans | Murchadh & Anaëlle EmptyLun 17 Juin - 8:59

Anaëlle bailla à s'en décrocher la mâchoire. Il faut dire, il commençait à se faire tard. Néanmoins, elle ne parvenait pas à dormir. Ou plutôt, elle était occupée à des choses bien trop importantes à ses yeux pour quelque chose d'aussi trivial que dormir. Certains auraient pu penser qu'il s'agissait de révisions, puisque les examens de fin d'année ne tarderaient plus à arriver, et que de nombreux élèves se retrouvaient à bûcher tard le soir. Mais ça serait bien mal connaître l'adolescente que de penser qu'elle se donnerait la peine d'étudier pour des examens. Là aussi, ça serait une perte de temps pour elle, qui aurait très probablement d'excellents résultats dans la plupart des matières sans avoir à lever le petit doigt. Le programme vu en classe, elle l'avait elle-même travaillé il y avait déjà quelques temps, de même que celui de l'année prochaine, d'ailleurs. Autant vous dire que les cours étaient donc bien le dernier de ses soucis.
Non, pour le moment, elle avait une mission bien plus importante à remplir.
En effet, sa dernière lubie consistait à travailler sur un projet qui, si elle parvenait à le concrétiser, la rendrait probablement riche. Et bien qu'elle ne soit pas motivée par un quelconque aspect financier, ni même une reconnaissance quelconque, elle ne serait pas contre une quelconque rétribution. Même si pour le moment elle était loin de pouvoir ne serait-ce que l'espérer.
Elle finit par lâcher un profond soupir, et passa son visage entre ses mains en le baissant, tirant ses cheveux vers l'arrière. Bon sang... en soi, dans le concept, ce n'était pas compliqué, mais chercher une mise en application, c'était une toute autre histoire, il fallait bien l'avouer. Observant son croquis, elle resta un instant immobile, avant de se redresser, et de le rouler en boule, tout comme le reste des papiers éparpillés sur son bureau, puis elle les mis dans la poubelle posée dessous qui ne tarderait pas à déborder.
Elle avait besoin de partir sur autre chose, d'une nouvelle base.

Elle se laissa aller en arrière sur sa chaise, projetant son crâne vers le bas, ses cheveux descendant vers le sol en une cascade noire. Elle ferma les yeux un instant. Dans la chambre à côté de la sienne, elle pouvait entendre Eoghan jouer de la guitare dans la chambre à côté. Il n'avait pas brancher son enceinte, et donc elle entendait plus une sorte de mélodie métallique qu'autre chose, mais elle ne se trompait pas sur son origine. Il n'avait pas trop le choix de faire ça dans la mesure où les parents étaient en train de dormir, et qu'ils n'auraient sans doute pas appréciés d'être réveillés, même par la douce mélodie jouée par leur fils. Elle savait qu'ils dormaient parce qu'elle pouvait entendre – faiblement – lui parvenir les ronflements de son père, de l'autre côté du couloir.
Ca avait d'ailleurs un petit côté soporifique, dans son rythme régulier, presque rassurant.
Et Anaëlle était bien comme ça, sur sa chaise, la tête en arrière, les yeux fermés, les bras croisés, les jambes en tailleur. C'était une position singulière, mais non moins agréable.

La première chose qui la fit émerger, ce fut cette musique étrange, dont elle reconnaissait les sonorités. Et ça n'aurait pas été dérangeant si ça ne s'était pas rapproché, accompagné du grincement des freins, puis de son arrêt brusque. Elle fronça les sourcils, commençant à s'éveiller doucement dans un grognement plaintif.
Elle avait mal au cou.
Mais elle n'ouvrit pas les yeux immédiatement. Elle n'avait pas envie. Alors elle écouta les bruits venant de dehors, les pas sur le pavé, indiquant clairement que quelqu'un s'approchait de la maison. Sa fenêtre ouverte laissait entrer ces sons, ainsi qu'un vent frais des plus agréables en cette chaude saison. Puis il y eut les trois coups frappés.
Elle n'avait pas envie de bouger. Et elle n'eut pas à le faire, alors qu'elle cherchait dans son cerveau la raison de ce dérangement. La porte de la chambre d'Eoghan s'ouvrit, et elle entendit son pas délicat dans les escaliers, alors que tout lui revenait. Elle finit donc par ouvrir les yeux, sachant que son frère ignorait la raison d'une telle arrivée. Dans un effort surhumain, elle se redressa, faisant craquer son cou au passage pour faire partir la douleur lancinante d'être resté trop longtemps dans une mauvaise position. Elle se déplia avec précaution, alors qu'elle entendait les mots échangés, assez faiblement.
Néanmoins, ceux d'Eoghan ne lui échappèrent pas. Yeah, yeah, sure. Hu... Are ye a hobo ? Elle entendait d'ici l'air perplexe de son frère, face à l'allure de Murchadh qui, de fait, devrait être assez peu rassurante. Visiblement, elle n'était pas la seule mal réveillée, bien que son frère n'ait pas dormi, lui. Elle posa sa main sur son front, avant de se décider à descendre, en se dépêchant un peu. Elle descendit en bas et rejoignit l'entrée rapidement, entendant une réponse de leur visiteur. Elle arriva à hauteur de son frère et passa devant lui après un coup d'oeil rapide aux deux personnes présentes face à eux.
C'est vrai que vu comme ça, le jeune homme n'avait pas tort, mais entre la présence du gamin, le véhicule dans l'allée, les sacs avec le drapeau écossais cousu dessus... Ca ne laissait pas place à beaucoup de doute. Et puis ce matin, au petit déjeuner, leur mère les avait informé d la venue d'un de ses élèves avec qui elle était restée en contact, et qui voyageait beaucoup. Anaëlle connaissait déjà son existence avant, mais elle ne l'avait jamais vu. A vrai dire, tout ce qu'elle connaissait de lui, c'était les enveloppes des lettres qu'il envoyait à la matriarche de la famille, ainsi que son écriture assez soignée pour que les lettres leur parviennent. Et étrangement, de ce qu'elle avait pu voir, ou entendre, ça ne la perturbait pas plus que ça qu'il ressemble à... ça.
Elle donna une tape à l'arrière du crâne de son frère avant que celui-ci n'ajoute quoi que ce soit.

« Les Macgregor, Tim. Maman en a parlé ce matin, quand tu dormais encore. Tu sais, son ancien élève, qui envoie des lettres régulièrement... » Enfin, elle supposait. Elle se tourna vers Murchadh, et l'observa de haut en bas, avant de poursuivre. « Elle a précisé que vous arriveriez tard, mais... juste histoire d'être sûr, et comme elle dort, on pourrait jeter un œil à vos passeport ? »

Bah quoi ? On était jamais trop prudent. Bon, d'accord, y'avait le gamin et tout, mais ça pouvait tout à fait être un piège, et... bon, d'accord. Anaëlle était un peu paranoïaque sur les bords, mais mieux vaut prévenir que guérir, soyons francs.
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MessageSujet: Re: Welcome to New Orleans | Murchadh & Anaëlle Welcome to New Orleans | Murchadh & Anaëlle EmptyLun 17 Juin - 9:30

Un rire franc s'échappe des lèvres du globe-trotter en entendant la question d'Eoghan. Un clochard ? C'était vrai que son allure laissait à désirer, mais il n'avait encore jamais vu de clochard avec un gamin dans les pattes, les clefs d'un combi Volkswagen à la ceinture et du cambouis plein les mains. D'un regard rapide, il devine qu'il doit s'agir là du fils aîné de la famille, dont le nom lui échappait – si tant est qu'il l'ait jamais connu. Mais certains traits qu'il reconnaissait comme hérités de sa mère ne trompait pas ; par contre, ses yeux ne pétillaient pas de la même intelligence que l'enseignante.
Contrairement à la tête brune qu'il apercevait juste derrière. Elle aussi, son nom lui échappait, mais il avait entendu parler d'elle de la réputation qu'elle avait, six ans auparavant déjà, dans l'université d'Édimbourg ; la fille de Mrs Prescott était, disait-on alors, un petit génie tout ce qu'il y avait de moins supportable.
Keith bâille à s'en décrocher la mâchoire, et son père glisse une main encourageante sur son épaule ; encore quelques instants et il pourrait retrouver le confort d'un endroit où dormir. Il doutait qu'une famille aussi aisée laisse un enfant dormir par terre.
« I'm no hobo, no.1 » a-t-il le temps d'assurer avant l'intervention d'Anaëlle, un sourire avenant aux lèvres. Malgré son air clairement négligé, il ne vivait pas sous les ponts, et ne mendiait pas ça et là. Et la confirmation vient de la petite jeune fille qui vient les accueillir à son tour. Un mouvement de la tête de Murchadh vient marquer sa confirmation quant à leur identité, et il inscrit Tim dans un coin de son esprit pour le relier au visage du garçon. Il sent le regard qui les détaille de haut en bas, entoure les épaules du petit garçon dans un geste paternel alors que celui-ci s'appuie contre lui, les yeux se fermant tous seuls. S'il avait été plus petit, ça n'aurait choqué personne de ne le voir porter son pouce à ses lèvres.
Leurs passeports ?
La surprise marque le visage du jeune homme, étonné de tant de méfiance ; peu habitué à se rendre dans des contrées occidentalisées, il ne sort ses papiers que lorsqu'il franchit une frontière ou se rend dans l'ambassade du Royaume-Uni. Les peuplades qu'il côtoyait d'ordinaire étaient en général bien plus confiantes. Un grognement mécontent lui échappe, alors que le gamin tient à peine sur ses pieds. Il fait glisser son sac de son épaule à son poignet et, relâchant un instant le petit garçon, plonge sa main à l'intérieur avant d'en sortir deux passeports abîmés par les voyages, encore valables pour quatre ans.
United Kingdom of Great Britain and Ireland disent les passeports. Peut-être ne seront-ils plus valables dans un an, si leur nation vote l'indépendance ; mais Murchadh n'y croit que très moyennement. Il tend les papiers à la jeune fille, des papiers marqués par les visas de tous les pays par lesquels ils sont passés, obtenus d'ambassade en ambassade, excepté pour les pays de l'Union Européenne pour lesquels aucun visa n'était nécessaire. Murchadh & Keith MacGregor, confirment-ils également.

« Convinced ?2 » raille-t-il avec un sourire en coin, la main tendue pour récupérer les papiers. Sa large main se referme à nouveau sur les passeports, qu'il range, avant de finalement entrer dans la villa. Le gamin bâille à nouveau, repère le canapé, et, sans un mot, s'assied dessus, s'allonge, et s'endort aussi, après avoir marmonné un petit « night night 3». Murchadh, pas vraiment perturbé, semble se souvenir des règles de comportements décents en société, et hausse les épaules.
« Excuse him. He's dead tired.4 » explique-t-il en posant ses affaires dans l'entrée, soucieux de ne pas gêner. Attendez qu'il se sente à l'aise, et vous pourrez oublier toutes ces règles de bonnes manières. Il passe une main sur son visage avant de se tourner vers les deux ados. « … Y'can call me Murchadh. Ye're Tim and... What about ye ? What's yer name ?5 »
Un accent comme on en trouve rarement, typique des Hautes-Terres, bien plus marqué que l'accent d'Édimbourg. Ah ça, avoir un MacGregor chez soi, c'était retrouver un peu du pays, renouer avec les sonorités typiques de l'Écosse. Murchadh était un morceau d'Écosse à lui tout seul.

__________________________

1J'suis pas un clochard, non.
2Convaincue?
3'Nuit.
4Excusez-le. Il est mort de fatigue.
5On m'appelle Murchadh. Donc toi tu es Tim et... et toi? Comment tu t'appelles?

_________________
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Dernière édition par Murchadh D. MacGregor le Mer 19 Juin - 11:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Welcome to New Orleans | Murchadh & Anaëlle Welcome to New Orleans | Murchadh & Anaëlle EmptyLun 17 Juin - 10:16

Prudence est mère de sûreté, et c'était un adage qu'Anaëlle gardait en tête lorsqu'il ne s'agissait plus que d'elle. Autrement, c'était bien souvent une autre histoire. De fait, elle attend patiemment les passeports qui sont rapidement tendus par Murchadh et elle les ouvre. Le sien est rangé dans sa chambre, dans un tiroir, et n'attend que d'être à nouveau réutilisé pour qu'elle rentre chez elle. Et même si ce n'était pas pour maintenant, elle savait que ça arriverait un jour ou l'autre. En attendant, il était bien là où il était. Elle lit le nom, regarde la photo et hausse un sourcil en voyant la différence de teint entre l'image et le propriétaire de l'objet. Et pour elle c'est bien la preuve d'une certaine authenticité.
Elle rend l'objet à son propriétaire. Oui, elle était convaincue, et elle hausse les épaules à la raillerie, alors qu'elle s'écarte du passage. Bienvenue chez les Prescott.

La jeune femme observa l'enfant se diriger vers le canapé sans plus de manière et s'installer tranquillement, lui arrachant un sourire en coin. En voilà un au moins qui ne perdait pas le nord. Il faut dire, il semblait réellement fatigué, comme elle avait pu le voir plus tôt. Ca devait pas être de tout repos de voyager comme ça, même si les inconvénients étaient vite oubliés par le plaisir de la découverte.
Bah, peut-être qu'un jour elle prendrait le temps de voyager elle aussi, mais pour le moment... Ce n'était pas vraiment dans ses projets, ni dans ses possibilités.
Le père explique rapidement le comportement de son fils, et Anaëlle hausse à nouveau les épaules. Ce n'est pas elle que ça va gêner, bien au contraire. Les bonnes manières, elle ne les porte pas dans son cœur, très sincèrement. Elle les connaît, bien évidemment, mais elle n'aime pas les gens qui s'en formalisent, comme si c'était réellement important, comme si ça rendait quelqu'un mauvais ou infréquentable de ne pas les avoir. Et puis là, il s'agissait d'amis de leur mère, donc c'était d'autant moins important.
Son frère la plussoie en disant que ce n'est pas grave.
D'ailleurs, ce dernier s'apprête à quitter la pièce pour monter s'assurer que la chambre d'ami est prête. Normalement, leur mère s'en serait occupée, néanmoins il était également possible qu'elle n'ait pas vraiment eu le temps. Mais il est coupé par Murchadh et son accent, qu'Anaëlle n'avait pas exactement eut le temps de noter jusqu'à présent, et qui néanmoins la ravi, il faut bien l'avouer. Avoir eu à supporter l'accent du coin au cours de la dernière année avait été des plus difficile, malgré le fait que la famille en conservait un bien présent. Il n'était pas aussi prononcé que la MacGregor, mais elle était plutôt contente de l'entendre.

« Eoghan. Je préfère qu'on m'appelle Eoghan. Même si Tim est plus court. Tu vas dormir avec le petit ou un de vous sera en bas ? » Il n'a pas laissé le temps à sa sœur de répondre à la question, mais elle aurait tout le temps de le faire une fois qu'il serait monté, réponse obtenue. Ce qui ne tarde pas trop, et finalement, elle peut reprendre après lui avoir fait signe de la suivre jusqu'à la cuisine qui, bien qu'ouverte sur le reste des pièces, permettaient de s'éloigner du petit pour qu'il puisse continuer de dormir.

« Et moi c'est Anaëlle, donc. » C'est bien, pour une fois elle évitait le nice to meet you qui valait bien souvent aux étrangers qui essayaient de le lui lancer d'être envoyé sur les roses de façon majestueuse, et généralement humiliante. Elle le laissa s'installer sur un des tabourets hauts du bar s'il le voulait, et alla jusqu'aux placards. « Quelque chose à boire, manger, en attendant que Tim s'occupe du reste ? Ma mère dort, pour le moment, mais elle te verra demain matin. » Elle jette un rapide coup d'oeil à l'horloge de la pièce. « Enfin, plus tard aujourd'hui, du moins. »

Il était clair qu'Anaëlle employait le tutoiement actuellement, mais comme pour Murchadh, il ne s'agissait pas d'insulter l'autre en le forçant à la proximité, au contraire. La jeune femme vouvoyait les gens qu'elle méprisait bien souvent, et c'était terriblement flagrant. Mais l'origine de l'homme avait clairement changé la donne pour lui permettre de gagner en un rien de temps le minimum de considération requis pour gagner son respect.
Elle se servit un verre d'eau, après s'être occupé de l'écossais, et s'assit sur le bord d'une des tables ensuite.

« Alors, qu'est-ce qui peut pousser quelqu'un à venir se perdre ici en dehors du plaisir de voir ma mère ? »
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MessageSujet: Re: Welcome to New Orleans | Murchadh & Anaëlle Welcome to New Orleans | Murchadh & Anaëlle EmptyMar 18 Juin - 7:08

« If ye've got a room upstairs, I'll carry him up therrre, and will sleep on the sofa.1 » tranche Murchadh à la question posée par l'aîné de la fratrie. La réaction des deux jeunes gens vis à vis de l'attitude de Keith avait été plus déterminante qu'ils ne le pressentaient, sans nul doute. L'accueil lui permettait ainsi de ne pas se soucier davantage de la convenance, laissant le côté pratique prendre le dessus sur tout le reste.
Visiblement, ils avaient une chambre d'amis. Ça ferait du bien au gamin de retrouver le confort de draps, seul ; il n'était plus un petit garçon ayant à tout prix besoin d'une présence, et être sans cesse collé à son père devait aussi lui peser... Ou cela pourrait arriver un jour.
Le jeune homme passe une main sur sa nuque douloureuse alors que le frangin – Eoghan, donc – remonte à l'étage. Un regard se perd sur le gamin profondément endormi, et il se dit fugacement qu'il allait attendre que son fils dorme depuis assez longtemps pour pouvoir le soulever sans le réveiller. La réflexion ne va pas plus loin puisqu'Anaëlle prend la parole à son tour et se présente.
Ah oui.
Anaëlle.
C'était donc ça le nom de cette gamine réputée très... avancée dans son appréhension du monde. Il hoche calmement la tête, tentant de garder le prénom dans un coin de sa tête ; mais vu l'heure tardive, ce n'était pas dit qu'il se souvienne, le lendemain encore, de la façon dont elle s'appelait. Mais bon, il aviserait au moment venu. Il la suit des yeux, attrape un de tabourets sur lequel il s'assied sans plus de cérémonie, encore occupé à appréhender son nouvel environnement.
« Water.2 » fait-il simplement à la question de la jeune fille. Il avait déjà mangé plus tôt, de toute façon.
La familiarité de l'Écossaise à son égard ? Il ne s'en formalise pas du tout. À peine s'en rend-t-il compte, en fait. C'était une attitude à laquelle il était habitué et qui le mettait bien plus à l'aise que les airs pincés et les conventions. Il la remercie d'un signe de tête une fois servi et hausse un sourcil à la question.
Oh, Mrs Prescott avait prévenu de sa venue sans être plus précise ?

« Could nae afford tae go any further.3 » avoue-t-il dans un haussement d'épaules, évoquant sans pudeur le sujet de l'argent, chose rare chez les Européens. « Since I've acquiered the van, our expenses have been going up and up. And the bairnie is getting more and more tired. We needed tae stop for a while ; it's a sair fecht tae keep going the way we have been for years, and I need tae save money tae be able tae go again. I dinnae ken how long I'll have tae stay here... In New Orleans, I mean, nae especially at yer's.4 »
Le besoin de renflouer les caisses était en tête de liste. Après, voir des gens avec  qui il pouvait parler sans réfléchir à la façon dont il devait construire ses phrases, revoir une personne qui avait marqué ses premiers pas en tant qu'adulte majeur, tout cela étaient également des raisons largement valables pour lui.
Il porte le verre d'eau à ses lèvres et le vide d'une traite, sans autre forme de cérémonie. Ses yeux avisent l'heure, comme si la remarque tantôt faite par Anaëlle perçait dans les méandres de son esprit pourtant habitué à veiller.

« Yer mum told me therrre'd be someone tae welcome me anytime, but... Arrrre ye always up at this time o' the night ?5 »
N'y voyez aucun élan de paternalisme mal placé ! De la simple curiosité un brin amusée de voir ces deux ados, à un moment de leur vie où on pouvait conseiller de privilégier le sommeil, veiller tard. Enfin, il était samedi, aussi.
Hm.
Ils veillaient à la maison ? Ils ne sortaient pas ?
Boh, ce n'était pas son problème, dirons-nous.

__________________________

En italique : spécificités de l'anglais écossais.
1Si vous avez une chambre à l'étage, j'l'y porterai et dormirai sur le canapé.
2De l'eau.
3Pouvais plus me permettre d'aller plus loin.
4Depuis que j'ai acheté le van, nos dépenses sont allées de façon exponentielle. Et le gamin est de plus en plus fatigué. On avait besoin de s'arrêter un peu ; ça reste difficile de continuer d'avancer de la façon dont on l'a fait ces dernières années, et il faut que je mette de côté avant de pouvoir repartir. Je ne sais pas combien de temps je devrai rester ici... A la Nouvelle Orléans, j'veux dire, pas forcément chez vous.
5Ta mère m'a dit qu'il y aura quelqu'un pour m'ouvrir la porte à toute heure mais... Vous êtes toujours debout à cette heure de la nuit?

_________________
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MessageSujet: Re: Welcome to New Orleans | Murchadh & Anaëlle Welcome to New Orleans | Murchadh & Anaëlle EmptyLun 24 Juin - 9:17

De l'eau ? D'accord, c'était bien, au moins ça lui évitait de chercher partout ce qu'elle devrait lui servir. C'est qu'elle n'était pas très familière de la cuisine, elle n'y passait en général pas beaucoup de temps. Et ce n'était pas comme si la famille y mangeait ou quoi, du coup, en dehors du frigo et des objets basiques dont elle avait besoin, elle ne savait pas vraiment où elle devait chercher le reste. Et même s'il ne s'agissait que de servir à boire, s'il avait demandé à manger, il aurait dû se contenter d'un paquet de chips.
Ceci dit, elle le sert, lui apporte son verre en même temps qu'elle pose le sien et elle pose sa question, histoire de ne pas laisser un silence gênant s'installer. Quoiqu'à mon avis, connaissant les deux là, le silence les aurait tout sauf dérangé.

Ainsi il ne pouvait pas aller plus loin. Bah, c'était sans doute ça de vivre en nomade. On ne pouvait pas toujours faire ce qu'on voulait. Et ça lui semblait être une raison assez logique.
Elle ne sourcille pas aux termes employés par l'homme en tout cas, habitué et à l'accent et à un anglais pas toujours très anglais, son propre père étant un highlander qui n'employait pas toujours des termes très courants, même pour des Ecossais. Aussi elle avait été habitué dès son plus jeune âge à ne pas s'en formaliser, et même à le comprendre sans problème, ayant vite appris certains termes souvent employés par son géniteur.
Elle se contenta donc de hocher la tête à ce que disait l'homme, tout en sirotant son verre d'eau tranquillement, pas plus perturbée que ça. Tout ce qu'il disait se tenait, en tout cas. Bah, il n'avait pas de raison de cacher quoi que ce soit, anyway, et s'il le faisait, ce n'était pas son problème. Mais il avait l'air franc, et sa mère lui faisait confiance. Sans même parler du fait qu'il avait un gosse avec lui. Restait à espérer qu'il ne serait pas trop turbulent, sinon Anaëlle risquait de rapidement s'énerver. Ce n'était pas qu'elle n'avait aucun patience avec les enfants, mais un peu quand même.

Finalement, l'écossais sembla se souvenir de quelque chose, puisqu'il avança une question. Anaëlle eut un petit sourire. Il est vrai que, outre le fait que les deux adolescents ne soient pas de sortie cette semaine, le fait était qu'ils restaient malgré tout éveillés à une heure assez indue.
« Disons que ça arrive souvent. Habituellement je finis par aller dormir vers deux heures. Tim veille plus tard, enfin... ça dépend. Mais oui, on est souvent réveillés jusque tard. » Et elle ne comptait plus le nombre de fois où sa mère était venue la voir, vers deux ou trois heures du matin, quand elle sortait de sa chambre pour aller aux toilettes avant de voir de la lumière sous la porte, pour lui dire d'aller dormir avant qu'elle ne coupe l'électricité dans la maison.
Des « menaces » qui fonctionnaient assez bien en général, malgré le fait que ça faisait grogner Ana.

« Disons que le temps passe vite quand on est occupé, et on se rend pas toujours compte. »
Ca arrivait souvent à Anaëlle de se perdre dans un livre, ou sur un travail personnel qu'elle effectuait, afin de mieux saisir les tenants et aboutissants de théories chimiques particulièrement intéressantes, ou pour vérifier les calculs de physiques afin de s'assurer qu'il n'y avait pas d'erreur. Elle n'avait pas la prétention d'en trouver, d'ailleurs, mais c'était juste au cas où. Une erreur de publication était si vite arrivée...
Finalement, les pas d'Eoghan retentirent dans l'escalier avec toute la discrétion du monde.
Bah, si les parents arrivaient à dormir malgré les ronflement du père, ce n'était pas ça qui allait les réveiller. Il apparut, des draps pour le canapé entre les mains.

« C'est bon, la chambre d'ami est prête. Tu as besoin d'aide pour un truc Murchad ? »
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