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Ne te mêle pas d'aider l'éléphant à porter ses défenses

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Ty Hamilton
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MessageSujet: Ne te mêle pas d'aider l'éléphant à porter ses défenses Ne te mêle pas d'aider l'éléphant à porter ses défenses EmptyMer 17 Juil - 18:14




hamilton & bennett
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Mes yeux passent du bout de papier jaunis à la hutte sur pilotis devant moi. Un crâne de chat, jaunis par les années, est accroché  sur le devant la porte et les fenêtres aux carreaux cassés me mènent à penser que l’endroit est abandonné. Je jette un coup d’œil derrière moi où Zac mâchouille un brin d’herbe, appuyé contre le Pick-Up blanc et rouge du vieux Gabriel. Je lève le papier dans sa direction en haussant, désinvolte, les épaules « C’est supposé être ça» Si on s’en tient aux directives de la vieille dame croisée trois marécages plus tôt avec  son sourire édentée et son panier de fruits plaqué contre  sa hanche…Mes sourcils se froncent alors que j'observe l'eau brunâtre sous la petite maison. Nous avions passé la mâtiné à parcourir le bayou à la recherche de cette adresse, et maintenant que nous y sommes, j’ai bien envie de laisser tomber. Chicago, c'était pas mal après tout. Je recule de quelques pas, viens prendre appuis, moi aussi, contre le capot du vieil engin, et lisse machinalement le papier contre mon jeans. Mes vieilles chaussures s’enfoncent dans la boue à mes pieds alors que l’odeur des marécages et de l’eau stagnante menace de m’faire rendre mes tripes à tout moment. Je passe ma main contre ma barbe avant d’enfouir l’indice trouvé entre les pages du vieux journal laissé par Mathilda dans la poche arrière de mon jeans. « J’emmerde ton frigo Zac » Il ricane mentalement, je le devine bien, c'est ce qu'il sait mieux faire. Ce matin, Nash et Jay s’engueulaient comme des petits cons afin de savoir qui allait avoir le contrôle de la manette du téléviseur, et moi, je tentais de réparer le grille pain à l’aide d’un couteau à beurre et d’un tournevis lorsque Zac est débarqué, sans frapper, sans s’annoncer. Après avoir vidé mon pot de beurre d’arachide et après avoir engloutis la moitié de mon carton de lait, le préposé à la nécrologie m’a annoncé qu’il avait besoin de mon aide pour balancer son réfrigérateur aux ordures afin de monter son nouvel appareil à l’appartement. J’aurais bien refusé, mais j’ai plutôt délaissé le grille pain avec un certain soulagement et ne me suis pas fait prier pour m’rendre chez Gabriel afin de quémander les clés de son tas de ferrailles. Depuis que Jay avait débarqué incognito, c’était la pagaille permanente chez moi, j’avais perdu l’habitude de la cacophonie ambiante liée à la compagnie d'autrui, la vie en solo que je menais depuis plusieurs années me manquait déjà.  L’Histoire, c’est qu’une fois derrière le volant du vieux Pick-Up, Zac s’était mis à agiter devants mes yeux le vieux journal laissé par Mathilda dans cette enveloppe…Ça faisait trois jours que j’étais incapable de mettre la main dessus…J’avais grogné, l’avait insulté, il avait rit, m’avait envoyé me pendre, et  le silence s’était fait. J’avais mis le moteur en marche, avais pris le bout de papier fripé sur lequel on pouvait reconnaître la calligraphie en lettres moulées de Mathilda. Et nous voilà, ici, après un périple de plusieurs heures à frapper à n’importe quelle porte. « On crève…on peut tout juste respirer dans c’coin » Ce disant, je m’étais mis à tirer sur mon t-shirt. Si ça s’trouvait ma  « mère » biologique avait été une espèce d’sorcière du bayou, inspirant la frayeur à tout l’coin…Elle avait brûlé mon « père » parce qu’il lui avait été infidèle, et m’avait balancé dans le Mississippi afin de se débarrasser de tous ses ascendants..On m’avait trouvé entre les branches des nénuphars sur les berges du fleuve à moitié mort, pis on m’avait envoyé à quelques États de là afin qu’elle ne me retrouve jamais…Je suis réveillé de mon délire par Zac qui crache le truc qu’il mâchouillait depuis près d’une demie  heure déjà avant d’asséner une claque derrière mon dos. Il grimpe le petit escalier précaire menant jusqu’à la porte d’entrée, salue l’esprit du chat avec un humour presque déplacé avant de frapper comme un bel avorton contre la mince cloison de la porte. Je soupire « Zac… » Je grimpe sur ses talons et le tire vers moi presque inquiet à l'idée que quelqu'un puisse se trouver de l'autre côté. J'ouvre la bouche pour protester, mais la porte venait de lâcher sous l’assaut des coups portés par l'idiot de nous deux, s’ouvrant de quelques centimètres tout juste. Nous échangeons un regard de courte durée avant que je ne le lâche et achève d’ouvrir la porte en dévisageant le crâne. Je passe la tête par l’entrebâillement « heu…Bonjour…Y’a quelqu’un? » Rien « Allô? » Toujours rien « Bonj… » Je suis poussé à l’intérieur et manque de peu de m’affaler de tout mon long, j’échappe donc quelques jurons alors que mon pied butte contre un objet dur. « Merde…Il fait aussi noir que dans le cul d’une poule ici… »

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Zac Bennett
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MessageSujet: Re: Ne te mêle pas d'aider l'éléphant à porter ses défenses Ne te mêle pas d'aider l'éléphant à porter ses défenses EmptyMer 17 Juil - 20:06



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Enter. Bam. Les derniers morts de la veille avaient maintenant tous leur photo dans l’édition du jour. Je bâille en pensant à Rodger Stanley, mort à 88 ans, laissant dans le deuil trois enfants et six petits enfants. Je tente de m’imaginer à cet âge-là, avec une famille et des cheveux blancs : un air écœuré apparaît sur mon visage. Je ferme d’un coup sec mon portable et fixe l’horloge à moitié brisée qui fait un bruit effroyable. On était le matin. Mes yeux dérivent sur un bout de papier journal jauni qui traînait sur mon bureau improvisé avec des bottins téléphonique et une vieille planche de bois. Trois jours. C’était un délai plus que raisonnable pour passer à l’action, encore mieux que les 48 heures de mise pour rappeler une fille. Je souris narquoisement et me lève.

J’ouvre la porte du taudis où habitent mes faux frangins sans m’annoncer, s’annoncer, c’est demandant. « Guys, vous devinerez jamais quoi. Rodger Stanley est mort. » Je tapote la tête de Jay et me retourne vers Ty qui me regarde sérieusement, un couteau à beurre à la main, très crédible en tant que tueur en série. On venait officiellement de l’évincer de la liste des potentiels criminels de la Nouvelle-Orléans, le petit chanceux! Je lui montre mes dents, ouvre son réfrigérateur et m’empare du carton de lait auquel je bois à même le bec verseur : salir un verre, quelle tragédie environnementale. Je repose le fond de lait à l’endroit approprié et me dirige vers l’armoire garde-manger : beurre de cacahuète, un pure délice. Ma rasade de bouffe terminée, j’observe Spiderman maugrer contre son grille-pain tout en planifiant un plan inébranlable. « Faut que je balance mon vieux frigo aux poubelles. M’faut des bras. » Je hausse les épaules, l’air de dire : no choice bro’. « Puis faut monter le nouveau, il consomme trois fois moins d’énergie, je vais pouvoir avoir trois fois plus de cartons de lait. C’est merveilleux. » Je transpire le sarcasme. Il faut croire que ma proposition est plus qu’alléchante puisqu’il file emprunter le vieux bazou du voisin. Je retiens un rire machiavélique…Qui ne serait jamais venu de toute manière : trop d’énergie, faut que ça vienne du fond de la gorge... Une fois dans le pick-up qui tombait en ruine, je sors de ma poche le fameux bout de papier emprunté. « Tada! » Il grogne, m’insulte, je soupire, « Va te faire foutre l’gros torturé, je viens te donner un coup de main, on sourit et on dit merci. » En d’autres mots : tu pars le moteur et on s’en va visiter le bayou, plein de belle « bouette » brune odorante.

Et c’est ainsi qu’après avoir questionné plusieurs dérangés, nous voilà devant une baraque qui aurait pu succomber à son propre poids à n’importe quel instant. Je fixe, songeur, la structure, me disant que même l’eau boueuse semblait être plus attirante. « C’est supposé être ça… » Je mordille un peu plus fermement le brin d’herbe que je m’étais mis dans la gueule, en laissant échapper un « Mouaip » significatif. « Belle déco’ en tout cas. » Le crâne de chat sur le portique, c’est très IN parait-il. C’était à se demander si on pouvait se fier à la dernière vieille folle rencontrée. Quoique…Ty a toujours eu un côté délabré, ça concordait. Il me rejoint, s’appuie aussi sur le véhicule nous ayant mené jusqu’ici, et tous les deux, nous observons en silence la demeure qui correspondait à l’adresse du vieux papier journal. Intriguant, je suppose. « J’emmerde ton frigo Zac » Un petit sourire emmerdeur s’affiche sur ma belle gueule. « On crève…on peut tout juste respirer dans c’coin » Je fronce les sourcils en tournant ma tête vers lui. « Ah ouais? Pourtant… » Je prends une grande respiration… « Ça sent la nature… » J’expire « Et je confirme, on peut parfaitement respirer, t’as peut-être un problème de narines collés l’gros ! » Je devrais peut-être vraiment m’acheter un régrigérateur qui économise trois fois plus d’énergie et lui foutre la tête dedans…Nah…Je crache la brindille qui me servait de passe temps et décroise les bras pour frotter mes deux paumes l’une contre l’autre : c’était le temps de bouger. On n’allait pas non plus regarder le crâne de chat toute la journée hein! Je tape le dos du petit et me dirige vers ce qui fut un jour un portique. Une fois la porte atteinte, je fixe le crâne et « Salutation, grand chat chasseur, laisse-nous passer! » Ha. Ha. Ha. Je suis hilarant. Je toque et toque et retoque, mais j’ai seulement l’impression de détruire un peu plus à chaque fois la porte branlante. « Zac… » « Bah quoi, c’est la politesse! ». Ty vient me rejoindre et je m’arrête soudainement de cogner puisqu’un bruit sec d’ouverture se fait entendre « Fuck » Ce n’était pas voulu. I swear. Je tourne la tête vers Ty, un regard est échangé et il finit par ouvrir ladite porte au grand complet. « heu…Bonjour…Y’a quelqu’un? » Silence radio, bonjour. « Henha. ». Peut-être que l’habitant était sourd aussi. « Allô? » Well. C’est assez. Je l’empêche de terminer sa prochaine comptine et le pousse d’un coup sec vers l’intérieur de la maison sur pilotis. Je le suis alors qu’il se cogne sur je ne sais trop quoi, mais quelle coordination. « Merde…Il fait aussi noir que dans le cul d’une poule ici… » J’émets un léger rire « L’poète de la famille...T'as déjà visité le cul d'une poule toi? » Je sors mon téléphone de ma poche arrière de jeans et farfouille jusqu’à trouver l’application « lampe de poche ». Si on m’avait un jour dit que ce truc me servirait pour de vrai…Enfin. « Et la lumière fut! » Malheureusement pour nous. L’intérieur reflétait parfaitement l’extérieur. Je cherche des yeux un interrupteur, mais je ne tombe que sur… « Fuck…C’est quoi ce truc? Une…Lampe à l’huile? ». Genre…L’électricité ne s’était pas rendu ici? Sacré Thomas Edison, faudrait que Rodger Stanley lui en glisse deux mots là-haut. « T’as une allumette? » Je dévisage la lampe, passant ma main derrière mes cheveux. « J’espère qu’on trouvera pas de corps. » So damn funny. Je tapote ma poche avant et réalise que j’avais un lighter. « Laisse tomber la recherche ». Je le sors de ma poche et tends mon téléphone portable à l’autre avorton torturé en lui mimant sa tâche : me le tenir, histoire que je vois ce que je fais, ce serait triste que de faire exploser nos petites gueules d’ange en cette belle journée. J’enlève le verre, dévisse le collier de la lampe, puis je retire la buse sous l’œil surpris du frangin. Mon front se plisse et minutieusement je trempe mon doigt dans le réservoir histoire de vérifier que ce n’était pas de l’eau. Je replace correctement la mèche de sorte qu’elle trempe correctement dans l’huile et revisse le tout. Ma main glisse jusqu’à la roulette sur le côté et je fais un demi tour « Ça devrait être bon. » J’approche mon lighter de la mèche et attends qu’elle prenne en feu. Je remets le verre en place. « Edison peut aller se rhabiller! ».
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MessageSujet: Re: Ne te mêle pas d'aider l'éléphant à porter ses défenses Ne te mêle pas d'aider l'éléphant à porter ses défenses EmptyMer 24 Juil - 14:03




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Ça aka l’espèce de maison de schtroumpf qui menace de s’écrouler à tous moment sous nos pieds.  « Mouaip »  La volubilité, un trait de caractère commun chez  le petit con et moi. « Belle déco’ en tout cas. » L’humour, un truc que lui seul de nous deux maîtrise (si on veut). Je soupire en lorgnant d’un mauvais oeil les quatre planches de bois montées sur des pilotis, puisque voilà bien ce qui se trouve devant nous… à quelques choses près. Le vieil engin de mon voisin me semble soudainement au comble du luxueux alors que j’y prends appuis avant de tenter d’analyser la situation. La chaleur est accablante, de même que l’odeur nauséabonde qui se dégage des marécages nous entourant, les sourcils froncés, je tente de faire passer l’air sous mon t-shirt, me demandant comment on peut vivre dans un endroit pareil. « Ah ouais? Pourtant…Ça sent la nature… » J’arque un sourcil en direction de Zac qui se pratique pour son audition imminente de Clown pour le Cirque du Soleil. « Et je confirme, on peut parfaitement respirer, t’as peut-être un problème de narines collés l’gros ! » Mon regard se retrouve à fixer le ciel qu’on aperçoit à peine « Bon sens que t’es con quand tu t’y mets » La discussion sur sa stupidité évidente prend abruptement fin, puisqu’il décide de se balancer dans l’antre du démon après m’avoir gratifié d’une sympathique bourrade. « Salutation, grand chat chasseur, laisse-nous passer! »  Je soupire, en le suivant jusqu’à la porte « T’aurais dû rester à Chicago l’gros » Un sourire presque sincère se dessine à la commissure de mes lèvres alors que le gaillards s’acharne contre la porte gardée par l’esprit du chat. Je tente de le faire rebrousser chemin, mais, tel qu’à son habitude, il n’en fait qu’à sa tête, un petit con, j’l’ai toujours dit. « Bah quoi, c’est la politesse! »  Parfois, je me demande s’il a véritablement 28 ans, j’ai davantage l’impression qu’il s’apprête à frôler les 8 années… Par un geste, je m’affaire à faire cesser le vacarme qui risque très probablement de mettre l’esprit de mauvaise humeur, mais la porte cède finalement sous les mains de Mister Bennett. Je passe la tête par l’entrebâillement créé avec tant de délicatesse par mon frère d’arme, puis avertie le possible occupant des lieux de notre présence. Rien de vient, hormis Zac, toujours Zac « Henha. » Je l’ignore, un talent développé au fil des années par ma personne, puis renchéris. Finalement, l’imbécile me pousse à l’intérieur et il s’en faut de peu pour qu’il n’ait ma mort sur la conscience. Je rechigne un brin en retrouvant mon équilibre après avoir buté sur un objet dure. Noir, noir, on n’y voir rien, j’aurais de la difficulté à trouver mes propres mains. « L’poète de la famille...T'as déjà visité le cul d'une poule toi? » « Ferme-là » Il avait ce don de me mettre dans de salles situations, ça me rappelle la fois où il avait fallu qu’on quitte la maison du gros Sam à même le toit parce que Monsieur avait eu l’ingénieuse idée de se taper sa sœur dans la salle de bain pendant sa petite fête…Je secoue la tête et me recule d’un pas, fermant les yeux, aveuglé par la lumière blanchâtre que Zac dirige vers moi. Je cligne des paupières à quatre reprises avant de retrouver le don de la vue. « Et la lumière fut! » Son téléphone levé dans les airs éclaire une partie de la pièce unique et l’endroit nous apparaît encore plus lamentable. « baisse ça...» « Fuck…C’est quoi ce truc? Une…Lampe à l’huile? ». Je ris, un rire au comble de la déprime. « On dirait. » Je me lève sur la pointe des pieds afin de dépasser l’épaule de Zac et fixe ladite lampe « Peut-être que je suis mormon de naissance » Plausible. Je lève les yeux vers le plafond bas, pas tant surpris que l’électricité ne se rende pas dans ce coin perdu. « T’as une allumette? » Je m’esclaffe « Ça et un morceau de charbon dans ma poche » Je recule de deux pas, passe les mains sur ce qui semble être un meuble à la recherche d’une source de feu, en arrière-plan la voix de celui qui m’avait entraîné dans cette merde retentit « J’espère qu’on trouvera pas de corps. » Mon genoux heurte je ne sais trop quoi et j’étouffe un énième juron avant de tourner la tête vers mon camarade qui jase à la lampe « Ha-ha-ha » Quoique…Ce ne serait pas surprenant, le squelette de la vieille sorcière, morte par épuisement suite à une usurpation de magie noire… « Laisse tomber la recherche ». Je le rejoins à nouveau, m’attendant presque à le voir extraire un lance flamme de la poche de son jeans. Je me retrouve avec son téléphone entre les mains, le lève un peu afin de l’éclairer convenablement « Sérieux…qui que tu as tué pour te payer ce truc? » Mauvais jeu de mots faisant référence à son boulot déprimant. N’empêche que mon BlackBerry dinosaure fait mauvaise mine à côté de ce truc. Je ne sais pas trop comment l’frangin de foyer a appris à gérer une lampe à l’huile, et franchement, je ne désire pas tant le savoir, mais en quelques gestes de maître, il semble réussir à dompter l’engin « Ça devrait être bon. » J’arque un sourcil « Si tu l’dit… » En fait, je dois avouer que j’ai la crainte qu’il nous fasse exploser avec ce taudis et qu’on ne retrouve jamais nos restes. Finalement, une lumière jaunâtre éclaire l’endroit et je laisse échapper un sifflement admiratif. « Edison peut aller se rhabiller! » Je souris « T’as fait les scouts et tu ne me l’as jamais dit? » Je pivote après lui avoir balancer sans ménagement son cellulaire, puis scrute l’endroit des yeux. Un lit au matelas en épis de maïs, deux trois étagères débordantes, une chaise en bois…  « …champion…qu’est-ce qu’on cherche exactement » je m’approche du mur du fond sur lequel est accroché un cadre renfermant un portrait jaunis par le temps.

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MessageSujet: Re: Ne te mêle pas d'aider l'éléphant à porter ses défenses Ne te mêle pas d'aider l'éléphant à porter ses défenses EmptyLun 19 Aoû - 17:16



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Spiderman avait toujours été le plus plaignard de nous deux. Il fait chaud, ça pue et blablabla. Les enfants parfois. Je lui fais savoir implicitement qu’il aurait peut-être besoin de faire un petit tour chez un otorhinolaryngologiste, ce n’est pas de la tarte les problèmes de narines collées, ce qui me vaut une belle remarque à la Hamilton « Bon sens que t’es con quand tu t’y mets ». C’était bien beau parler de mes qualités, mais il était maintenant le temps de saluer le grand chat chasseur et de passer la porte de cette charmante maisonnée. Il me suit tout en soupirant. Chialeur, je l’avais dit. « T’aurais dû rester à Chicago l’gros » Je laisse échapper un léger rire tout en m’acharnant sur la porte « Et rater cette trépidante aventure? ». Ty tente de me faire abandonner la quête, mais je n’en fait qu’à ma tête, après tout, cogner, c’est la politesse, tout le monde le sait. La porte finit par céder, l’endroit semble être vide. Il se casse pratiquement la gueule par ma faute, faut dire qu'il fait noir, très noir. Selon mon petit frangin, c’est aussi noir que le cul d’une poule, parlez-moi d’un poète celui-là! Je lui demande s’il a déjà visité le derrière d’une volaille, c’est que je ne connaissais pas tous les petits secrets de sa vie. « Ferme-là » Je ricane pour toute réponse. J’utilise mon téléphone comme source de lumière, tentant de trouver mieux. « baisse ça...» Je ne l’écoute pas, ayant trouvé ce qui semble être une lampe à l’huile. L’électricité ne s’était pas rendu dans ce coin paumé, pourtant on n’était pas chez les indigènes, bon sang. Le voilà qui rit de mon analyse. « On dirait. Peut-être que je suis mormon de naissance » Je hausse les épaules « Moron sans aucun doute, mormon, peut-être, ça reste à prouver. » Je lui demande s’il a une allumette et le voilà mort de rire : mouais, il n’était sans doute pas mormon. « Ça et un morceau de charbon dans ma poche » Je soupire « T’fais honte à ta familia! ». J’attends qu’il trouve quelque chose pour nous allumer cet instrument tout en commentant qu’il serait dommage de trouver un corps ici, il ne me trouve point amusant, allez savoir pourquoi. Je réalise soudain la présence de mon briquet dans ma poche et Ty se retrouve avec la corvée de tenir mon téléphone. « Sérieux…qui que tu as tué pour te payer ce truc? » « Rodger Stanley. » Fallait bien qu’il y ait au moins un avantage à travailler pour le plus grand journal de Chicago, même avec la rubrique la plus merdique qui soit. Je gosse comme un professionnel que je ne suis pas avec la lampe à l’huile et renseigne le jeune homme comme quoi le tout devrait maintenant fonctionner. « Si tu l’dit… » « Je le dis ». Une jolie petite flamme apparaît sous nos yeux et voilà que je n’avais rien à envier à Edison! « T’as fait les scouts et tu ne me l’as jamais dit? » Je me tourne vers lui en haussant les sourcils de manière énigmatique « Ça impressionne les filles les petites chemises boutonnées et le foulard noué au cou tu sauras! » Il me lance mon téléphone que j’attrape au vol « Hé ho, c’est pas un I phone volant ce truc! » Je caresse l’objet et le remet dans ma poche, bien en sécurité. En silence, je fais comme le petit attardé et observe les lieux misérables: un genre de lit tout dégueulasse fait d’une plante barbare, des morceaux de bois moisis servant d’étagères, une chaise tenant à peine sur ses pattes… « …champion…qu’est-ce qu’on cherche exactement » Je hausse les épaules. « Hmmm…Une photo de bébé avec ton nom? » Ce serait comme gagné à la loterie. Ty s’éloigne et s’approche du mur opposé sur lequel se trouve un cadre contenant ce qui a un jour été une photo. Je m’approche à mon tour et passe ma tête au dessus de son épaule pour observer le restant du visage d’une femme. « C’est beaucoup trop vieux pour être ta mère, tu crois pas? ». On repassera pour le tact, mais ce que je disais, ce n’était pas faux. Je fais un tour sur moi-même et renifle un bonne rasade d’air. « Ça sent le vieux. On dirait qu’y’a pas eu de va et vient depuis une décennie au moins… » J’avance vers les étagères qui avaient pris une légère courbure face au poids. Je passe un doigt sur les différents objets hétéroclites. « Une femme de ménage, ça ferait pas d’mal en tout cas. ». Mes grosses pattes tapotent chaque objet sans grande délicatesse, je pivote chaque livre, à la recherche de quelque chose de significatif puis mon regard tombe sur un vieux pilon et mortier de bois d’acajou. « Cooooool ». Je ne fais pas attention et le sort de l’étagère « On a peut-être vraiment à faire à une sorcière! Ou une fanatique de la cuisi… » Je n’ai pas le temps de finir ma phrase qu’une boîte de carton s’écroule sur le sol, parce que j’avais retiré son appui, c’est-à-dire le mortier. « Fuck. » Je me penche pour ramasser le tout. Un tas de vieux papiers jonchait le sol, je les entasse tous dans ma main gauche et m’apprête à les remettre dans la vieille boîte qui tenait à peine en un morceau, mais je m’arrête, stoïque. Un bout de carton dépassait sous une coupure de journal concernant une cueillette de tomates au mois de Juillet 81. Tout ce que je voyais était les lettres « GO ». Je soulève la coupure de journal. « Ty » Je m’empare de l’objet de convoitise et le retourne devant mes yeux : vide, aucune écriture. Je fais virevolter au dessus de ma tête la carte postale aux lettres rouges « Chicago » et fixe le petit. « Ça doit dater des années 80. Y’a rien d’écrit. ».
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MessageSujet: Re: Ne te mêle pas d'aider l'éléphant à porter ses défenses Ne te mêle pas d'aider l'éléphant à porter ses défenses EmptySam 24 Aoû - 16:24




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Ne te mêle pas d'aider l'éléphant à porter ses défenses
« Et rater cette trépidante aventure? » Trépidante. Je le dévisage un moment, ouvre la bouche, puis la referme : à quoi bon. Ma gueule. Je me tais et me contente de soupirer. À passer la journée le nez dans la rubrique des morts, y’a de quoi trouver trépident n’importe quoi. Une fois à l’intérieur de cette très rustique bâtisse, c’est une noirceur quasi-totale qui nous accueille, heureusement pour le salue de notre âme, le plus con de nous deux possède un IPhone dernier cri (probablement dérobé dans l’un des cercueils de ses morts) et une brève lumière éclaire les alentours : alentours qui ne sont guère impressionnants. Peut-être que la Louisiane comporte une grande communauté de Mormons? « Moron sans aucun doute, mormon, peut-être, ça reste à prouver. » Je tourne la tête vers le gaillard que j’aperçois tout juste « ha-ha ». Ça m’avait presque manqué ces  moments de franche camaraderie, Zac, l’individu qui parvenait à me faire cracher le plus de mots d’affilés. S’en suit une imposante recherche : celle de la source de l’énergie. L’histoire c’est qu’on n’est toujours bien pas au 18e siècle, je ne me trimbale pas avec une allumette et une épée dans ma poche (ou un bout de charbon). « T’fais honte à ta familia! » J’arque un sourcil et me retiens après je ne sais trop quoi manquant de peu de m’affaler de tout  mon long après avoir heurté un autre je ne sais trop quoi. « Laquelle… » J’en ai peut-être une cachée dans le fond de l’Italie, qui sait. Je m’informe sur le comment du IPhone, aux dernières nouvelles le gaillards a autant de créanciers à ses basques qu’il n’y a d’acteurs dans les rues de Los Angeles. « Rodger Stanley. » « Qu’il repose en paix » Je me racle la gorge alors que le con s’amuse avec la lampe à l’huile, j’ai presque envie de me reculer, ce serait bien son genre que de faire exploser le bayou en entier. Parait que ça va fonctionner : s’il le dit c’est que ce doit être vrai non? (non). « Je le dis » Et pour une fois, le Bennett de nous deux a raison, la lumière est. L’endroit est éclairé et me parait encore moins impressionnant. Je dévisage un bref instant mon frère d’adoption : on ne m’avait jamais dit qu’il avait fait les scouts, je n’arrive même pas à me figurer la dernière fois où j’ai pu le voir derrière les fourneaux sans qu'il ne fasse rien cramer. « Ça impressionne les filles les petites chemises boutonnées et le foulard noué au cou tu sauras! » Je ris. « Tu passes trop d’temps avec les morts Bro. » Je lui balance son cellulaire en or ce qui manque presque de lui faire faire une crise cardiaque. « Hé ho, c’est pas un I phone volant ce truc! » Je m’éloigne de lui en clamant sur un ton simili-dramatique « Han QUOI…Apple n’a pas encore cette option…so 2012. »  À Rome on fait comme avec les romains...Avec Zac, on fait l'con.

Mon regard découvre un endroit misérable, un lit minable, des meubles qui tiennent debout comme par magie (j’vois pas d’autre explication). Je m’adresse à mon aîné sur un ton très dubitatif : on cherche quoi exactement? Un cadavre afin d’obtenir un peu d’ADN? « Hmmm…Une photo de bébé avec ton nom? » Ça a toujours été lui le rêveur de nous deux. Je me retrouve devant une photo que j’examine un moment lorsque mon air est finalement gobé par l’autre qui se pointe à deux doigts de mon oreille. « C’est beaucoup trop vieux pour être ta mère, tu crois pas? » Je le pousse d’un coup d’épaule  « Félicitation Sherlock. » Je me retourne en même temps que Zac qui semble lancé dans un imposant effort de réflexion. « Ça sent le vieux. On dirait qu’y’a pas eu de va et vient depuis une décennie au moins… » Je fais la moue  « Deviens détective » Le conseiller d’orientation avait mal fait son boulot à l’époque de l’école secondaire : on lui avait dit que le journalisme était sa voie et moi que je devrais songer à m’enrôler dans l’armée (vive les programmes électroniques). « Une femme de ménage, ça ferait pas d’mal en tout cas. ». Je me dirige vers l’autre côté de la pièce (je franchis genre deux mètre) et me saisis d’une drôle de figurine en argile « Tu penseras à faire le commentaire à l’esprit du chat en sortant… ». La voix du nécro-logiste en herbe me fait pivoter  « Cooooool » je le rejoins, scrute, sceptique, le mortier avec lequel il joue  « Mathilda aurait dû envoyer un chimpanzé à ma rescousse … ça n’aurait pas fait de différence… » Je souris de façon sarcastique en croisant les bras contre mon torse. « Y’a rien ici… » Que Dalle. « On a peut-être vraiment à faire à une sorcière! Ou une fanatique de la cuisi… » Je tourne la tête vers Zac alors qu’il est interrompu par un BAM SLAM. Une boite s’écroule à ses pieds.   « Fuck. » Je passe une main contre mon visage. « Allez, détruis-tout... » Quoique vu l’état des lieux… Je me laisse tomber contre le sol poussiéreux. « On devrait juste foutre le camp et allez…bouffer un hamburger…on ne va rien trouver ici…c’est juste un vieux tas de… » « Ty »  « un tas de merde…» Je lève les yeux pour apercevoir le gaillard s’amuser avec une carte postale. Je fronce les sourcils, me relève avec peine, essuie mon jeans. «  Ça doit dater des années 80. Y’a rien d’écrit. » Je lui vole son truc, la fait tourner entre mes doigts, regarde le reste de la pièce.  « Coïncidence? » Chicago. « Y’a quoi d’autre? » Je me saisis des papiers que Zac venait de refoutre dans la boite, les feuillette un à un « Zac » Je lève les yeux vers le gaillard toujours devant moi, lui tends un article de journal découpé, jaunis par le temps : 17 juillet 1997, Mathilda St-James grande récipiendaire du premier prix du concours   Un Jardin En Beauté du quartier. . « C’est quoi cette merde…»

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