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rafael & alejandra + Uptown/Carrollton

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Debby McKeith
Debby McKeith
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MessageSujet: rafael & alejandra + Uptown/Carrollton rafael & alejandra + Uptown/Carrollton EmptyDim 11 Aoû - 16:57





«Duo & Duel»

«rafael rhodes + alejandra s. bradford»


Rafael Rhodes était sortie du Blue Note, son verre toujours à la main. Elle avait posé une main maladroite sur l’épaule de Ty Hamilton, le guitariste du club, en lui faisant un léger sourire, et un petit signe de tête, l’air de dire : je ramène le verre la prochaine fois. A quelques mètres de là, Alejandra S. Bradford venait de tourner la tête, juste à temps pour voir la main de la blonde glisser dans le dos du jeune homme dont elle reconnu le profil sur le champ.

Quelques minutes plus tard, la blonde entra dans un taxi par la portière de droite, au moment où la brune entrait par la portière de gauche. Le soupir de Rafael résonna dans tout le véhicule. «Je n’descends pas du taxi.» Le regard de défi d’Alejandra en aurait certainement impressionné plus d’un. «Moi non plus.»


(c) Spinelsuns Codes & Joy Williams pour la mise en situation
 
 
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MessageSujet: Re: rafael & alejandra + Uptown/Carrollton rafael & alejandra + Uptown/Carrollton EmptySam 24 Aoû - 0:20

    Je me traînais, d’un pied sur l’autre, à l’extérieur du Blue Note. Mon verre à la main, je m’étais appuyée contre un mur pour répondre aux questions d’un inspecteur. J’étais près de la porte, lorsque le hurlement suraigu avait résonné dans la rue, et que cette soirée avait viré... cauchemardesque. Et je n’avais désormais plus qu’une hâte : rentrer chez moi, et me coucher, avaler un grand verre d’eau, deux cachets pour mon mal de crâne, qui viendrait me vriller le cerveau demain j’en étais certaine, et dormir, dormir jusqu’à ce que le clair de lune de la nuit prochaine vienne me réveiller. 24 heures d’affilées, ou 48 même. Juste... me coucher, et dormir.
Je n’aimais pas que les gens disparaissent, dans la ville. Je n’aimais pas que les gens meurent. A chaque fois que j’y pensais, je ne pouvais pas m’empêcher d’imaginer un crissement de pneus. Un crissement de pneus que je n’avais jamais entendu, alors que j’avais entendu le cri d’une inconnue dont je me moquais éperdument. Une boule se mit à grossir, dans mon ventre, une boule de rage, une boule de colère. J’écourtais l’interrogatoire le plus rapidement possible (de toute façon, j’avais trop bu pour kidnapper des gens, et j’étais à l’intérieur, donc je n’avais rien vu -si ce n’était Anaëlle qui chantait sur scène, mais ça n’avait pas de rapport..-, l’inspecteur n’avait donc aucune raison de perdre son temps avec moi), et je retournais récupérer mon sac à main que j’avais laissé au bar. Je ne marchais plus exactement droit, il faut bien l’avouer, et je songeais qu’il serait plus sage de prendre un taxi que de rentrer à pied. Sait-on jamais, si le malade décidait qu’une dans la soirée, ça ne lui suffisait pas, et qu’il cherchait une autre jeune fe... quoique. Je n’devais pas risquer grand chose, à vrai dire, je ne semblais pas être son type de femme. D’après les photos, il les aimait jeunes, minces et belles. Ça avait quelque chose d’insultant. On se sentait en sécurité, certes. J’étais certaine que certaines personnes étaient en train de se dire : et pourquoi ce n’était pas moi ? Je n’étais pas assez jolie, peut-être ? Monde minable.

    En sortant du Blue Note, j’aperçus Ty, un peu plus loin, en grande «discussion» (autant que le jeune Ty Hamilton pouvait discuter, c’est à dire pas beaucoup, il n’était pas bien causant, et ce n’était pas un mal d’ailleurs, ça facilitait même la tâche qu’il ne parle pas, je préférais faire ça en silence) avec un autre agent de police. Je passais tout près de lui, le frôlant, en le saluant d’un geste du verre (que je lui ramènerait demain, va, je n’allais pas l’oublier -ou peut-être que si, peut-être que j’oublierai toute cette soirée-), posant une main dans son dos, pour lui souhaiter bonne nuit. Mes talons frappèrent le pavé, et je m’éloignais, toujours tanguante sur mes longues jambes fuselées et finement musclées. Des jambes de femmes, quoi, pas de minette de quinze ans qui a deux brindilles qui lui sortent des hanches).
    Tanguante, donc, comme sur le pont d’un navire (ne manquait que les chants marins, les ordres criés... Un peu plus, et je me mettrais à crier à Achab d’arrêter de courir après cette putain de baleine blanche), je me traînais dans la rue, cherchant des yeux la route, des voitures, et des taxis. Je posais mon bras contre un arbre, ma tête contre ma main, le verre heurta doucement mon nez, et je laissais échapper un soupir. Je fermais les yeux, et je pourrais presque m’endormir, là, tout de suite, sur le champ.
    Une seconde passa, peut-être même dix pour ce que j’en sais, et je finis par reprendre le dessus (dormir contre un arbre, bad idea). Les taxis allaient et venaient (c’est que personne ne semblait vouloir rentrer à pied), et il ne me fallut pas longtemps pour en trouver un. M’engouffrant dedans par la portière de droite, je claquais la porte derrière moi, et poussais un soupir de soulagement, en faisant aller ma tête contre la banquette. «Bonsoir, je vais au...» Vlan. Je relevais la tête, ouvris les yeux, et jeta un coup d’oeil à côté. Un long coup d’oeil, qui se transforma en échange de regard avec une femme totalement inconnue, assise juste à mes côtés.
Un léger silence s’installa dans le véhicule, silence que je finis par rompre, en venant croiser jambes et bras. «Je n’descends pas du taxi.» Que ce soit dit, que les choses soient claires : j’étais dedans la première, ma portière a claqué d’abord, alors elle prend ses cliques et ses claques, et elle va s’en trouver un autre ! Non mais oh ! Pour qui elle se prenait, la reine de Saba ?
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