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Pure Water || Abigaïl

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Invité
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MessageSujet: Pure Water || Abigaïl Pure Water || Abigaïl EmptyMar 27 Aoû - 10:51



Pure Water
« One can not reflect in streaming water. Only those who know internal peace can give it to others. »

« Anaëlle, il faut qu'on parle. »
L'adolescente leva les yeux de son livre et observa sa mère dans l'encadrement de la porte. La femme se tenait droite, les mains liées devant elle. Un haussement de sourcil interrogatif vint lui répondre, et elle prit ça comme une invitation à entrer dans la chambre de sa fille. Il était rare que la mère mette les pieds dans les chambres de ses enfants, considérant qu'il s'agissait là de leur espace privé qu'elle n'avait en aucun cas le droit de violer, quand bien même elle adorerait pouvoir aller mettre de l'ordre dans celle de son fils. Et c'était encore plus vrai qu'elle savait parfaitement que sa fille supportait mal qu'on touche à ses affaires. Car tout avait un ordre bien particulier ici, et le déranger reviendrait à s'attirer les foudres de la jeune femme. Parce que si jamais elle voyait qu'un objet n'était pas à sa place, et croyez-moi qu'elle le verrait, elle piquerait une crise, parce qu'ici, chaque chose avait sa place, et la déranger était comme commettre le pire des blasphèmes à ses yeux. Et puis bon, Deirdre n'avait pas réellement besoin de venir ranger ici, donc ça n'était pas gênant. Ce qui l'était un peu plus c'était quand Anaëlle décidait de s'étaler dans le reste de la maison pour faire des expériences parfois un peu douteuses. Mais c'était encore une autre histoire.
Mais aujourd'hui, c'était une toute autre histoire qui allait nous intéresser.
La femme vint donc s'installer sur le bord du lit de sa fille, celle-ci y étant actuellement assise également, appuyée contre ses coussins contre le mur afin d'avoir un appui stable. Se redressant, elle savait parfaitement que tout ça n'annonçait rien de bon. Pourtant elle n'avait rien fait, pour une fois, alors quoi ?
« Ana, les voisins se sont encore plaints de ton comportement. Et ils menacent de nous faire un procès si on ne trouve pas un moyen de mieux te contrôler. »
Ah, c'était donc ça. Bon, d'accord, dire au gamin des voisins que s'il continuait d'envoyer son ballon dans leur jardin elle allait prendre un malin plaisir à l'écarteler pour ensuite se servir de ses membres pour lui taper sur le crâne en espérant y faire entrer un peu d'intelligence n'était pas forcément la meilleure des idées. Surtout en précisant qu'elle utiliserait ses boyaux pour attacher les dits membres. Le tout avec un calme imperturbable, en regardant le gosse dans les yeux en prenant une voix des plus douces.
Elle se contenta donc de hausser un sourcil en replongeant son nez dans sa lecture, répondant à sa mère derrière les pages couvertes d'encre.
« Dis leur que tu en as trouvé un, je sais pas moi, que vous m'avez envoyé chez un psy et que ça va aller mieux bientôt. Quand je serais partie pour le MIT par exemple. Mais c'est juste un exemple. »
Sa mère poussa un soupir consternée. Oui, c'était une solution, mais ce n'était pas forcément la bonne.
« Listen, sweetheart... Tu ne pourras pas toujours te comporter comme tu le fais. Tu ne peux pas t'amuser à effrayer le voisinage comme ça, aussi agaçant soit-il.
- J'aimerai qu'ils arrêtent de m'effrayer avec leur stupidité, ce n'est pas pour autant que je leur pourris la vie en leur demandant de changer. On ne peut pas toujours avoir ce qu'on veut.
- En effet, on ne peut pas toujours avoir ce qu'on veut, c'est pour ça que ton père et moi avons pris un rendez-vous chez une psychologue pour toi. »
La jeune femme resta interdite un instant, relevant les yeux vers sa génitrice qui ne méritait visiblement plus à ses yeux le nom de mère.
« C'est une blague ? »

Mais non, ça n'en était pas une comme en attestait la présence d'Anaëlle dans les couloir de l'hôpital en une après-midi qu'elle aurait préféré passer dehors à faire d'autres choses. Comme avancer son projet hautement scientifique dans son garage, ou bien gagner de l'argent pour avancer le projet hautement scientifique en question. Bon d'accord, elle était tout de même parvenue à obtenir cinquante dollars de sa mère pour chaque séance chez le psychologue, parce que ça lui faisait perdre du temps plus qu'autre chose et que sinon elle ferait tout pour faire perdre les pédales à celui qui serait chargé de sa charmante personne. Ou plutôt celle, d'après ce qu'elle avait vu sur la carte de visite que sa mère lui avait montré. Sauf si des parents avaient été assez stupides pour donner un prénom purement féminin à leur enfant dans le but de lui ruiner toute vie sociale. Mais dans ce cas, à son avis, il aurait changé de nom.
Poussant un soupir désespéré témoignant de son envie de franchir le pallier de la porte qui se trouvait devant elle, Anaëlle resta bien cinq minutes comme ça, à contempler la fenêtre du bureau qui se trouvait là, sans voir la personne à l'intérieur. Après une intense réflexion sur son envie de fuir au loin et son besoin de rester, elle finit par frapper trois coups à la porte, assez rapide, avant de finalement entrer. Et comme elle ne connaissait pas la personne qu'elle allait rencontrer, elle s'était abstenue de répéter trois fois « Dr. Collins » pour ponctuer chaque coup donné contre la porte. Finalement, elle entra sans réellement attendre de réponse et s'approcha de la femme pour lui tendre la main.
« Dr. Collins, je suis Anaëlle Prescott, je crois qu'on a un rendez-vous. » Elle toisa la femme du regard un instant avant d'ajouter, un léger sourire aux lèvres, peut-être un peu mesquin il fallait l'avouer. « Vous m'excuserez si je ne suis ni ravie, ni enchantée, mais outre le fait que je ne suis pas là de mon plein grès, je ne vous connais pas, donc je ne sais pas encore si je le suis. Ravie ou enchantée.
Une entrée en matière des plus charmantes, il fallait l'avouer.

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Abigaïl Collins
Abigaïl Collins
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MessageSujet: Re: Pure Water || Abigaïl Pure Water || Abigaïl EmptySam 31 Aoû - 22:47

Il n'y a jamais grand chose à dire quand on est victime de la routine. A un moment dans votre vie, elle est là, elle s'installe et rend votre journée fade alors qu'elle n'a même pas commencé. Aujourd'hui ne déroge pas aux autres jours. Je me lève avec, me douche avec et prend même mon petit dèj avec. Avec ça, si elle ne finit pas par devenir agréable ! La routine, c'est devenu un mode de vie. Quand d'autres tentent de se battre contre pour agrémenter le quotidien, moi j'apprend juste à vivre avec. Après tout, quel mal peut-il y avoir à vouloir vivre la même journée tant qu'il n'arrive aucun malheur ? Pure rhétorique. Même si parfois, quand ces questions trottent dans ma tête, je me dis que moi aussi, je suis bonne pour voir un psy. Après tout, c'est pas normal de se satisfaire d'une existence sans rebondissements, sans rien pour vous exciter, vous aider à être vivant. Mais ça doit être là le prix à payer pour vivre sans danger et en sécurité. Je suis dans mon armure. Je ne prends pas le temps d'en sortir pour pouvoir vivre pleinement. Je n'en ai pas envie. La peur me tiraille mais mon sourire routinier masque tout.

Lorsque je franchis la porte de mon bureau, c'est toujours avec le même sourire, semblant d'une bonne humeur pas vraiment présente mais juste simulée. De toute façon, cela marche très bien. Personne ne se pose la question de si parfois je m'énerve, ou si j'ai des soucis. Non, je fais très bien semblant, c'est à ça que la routine me sert le plus : conserver les apparences. J'aimerais pouvoir enseigner ça à certain patient, qui n'ont pas de soucis en soi. Juste le besoin de garder certaines choses pour eux. Seulement, si je le faisais cela n'aurait rien de professionnel et ne serait pas recommandé. J'attends toujours mes patients dans mon bureau. Quand j'arrive, j'en profite pour faire le vide et me préparer à faire ce que je fais si bien : écouter et déduire. Ma première patiente aujourd'hui est une adolescente. Je me contente de relire rapidement les informations données par ses parents. Je me prépare déjà au phénomène. Les premiers rendez-vous sont toujours plus difficile avec des personnes de cet âge, mais rien ne m'effraie de toute façon. Je relève la tête lorsque trois coups retentissent. Un " entrez " franchit mes lèvres au moment où la jeune fille ouvre la porte. Je referme le dossier d'un geste rapide, l'observe qui s'approche de moi la main tendue, la saisit, la salue. « Dr. Collins, je suis Anaëlle Prescott, je crois qu'on a un rendez-vous. » Je me contente d’acquiescer en souriant à cette entrée qui ne manque pas de formalité. Peut-être un petit trop conventionnel à mon goût, un peu déroutant venant d'une jeune fille de cette âge mais j'ai cru comprendre qu'elle était du genre trop mature pour cet âge. « Vous m'excuserez si je ne suis ni ravie, ni enchantée, mais outre le fait que je ne suis pas là de mon plein grès, je ne vous connais pas, donc je ne sais pas encore si je le suis. Ravie ou enchantée. . Un sourire que se dessine sur mon visage. Aurais-je pu imaginer mieux ? Non, je ne pense pas. De toute façon, je ne suis pas de ces psychologue que l'on prend pour son plein gré. Je préfère traiter de vrais problèmes. Je me lève de ma chaise. « Très bien, merci d'être venue alors. tu peux aller t'asseoir » dis-je en montrant le canapé un peu plus loin. Ma voix est douce et calme. Je la suis puis m'assied. « Très bien Anaelle, nous pouvons commencer. Donc tes parents t-ont expliqué pourquoi tu es ici ? Est ce que tu as envie de parler d'un sujet en particuliers ? Histoire de faire un peu connaissance. » Je la regarde sans même la quitter des yeux quelques secondes. Mon attention est dirigée vers elle. Déjà, commencer une conversation normale me semble être un bon départ. Des résultats de la conversation, je verrais la marche à suivre.
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