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Dans l'algèbre comme dans la police, il faut identifier X

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Ty Hamilton
Ty Hamilton
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MessageSujet: Dans l'algèbre comme dans la police, il faut identifier X Dans l'algèbre comme dans la police, il faut identifier X EmptyMer 28 Aoû - 14:06



« Hamilton & Lane»
«Dans l'algèbre comme dans la police, il faut identifier X»
Mon iPod bien enfoncé dans mes oreilles, ma guitare se balançant sagement derrière mon dos dans son étui un peu fatigué, j’avance dans le quartier français, en direction du Blue Note. Mes flip flop claquent contre le béton du trottoir alors qu’une légère brise souffle sur la ville. Un enfant s’agrippe soudainement à mon bermuda, manquant de s’affaler de tout son long contre le sol. Je baisse les yeux vers le gamin, arrête ma marche, le remet en équilibre d’un coup de main, arque un sourcil tandis que les yeux du gosse de tout juste trois années se plongent dans les miens. Il me sourit, étrangement, je lui souris en retour. Je fixe sa petite main, minuscule, inoffensive, accrochée avec force à mon vêtement. Il n’est pas seul, avec lui se trouve un éléphant, une peluche qui a apparemment un certain vécu, elle est coincée dans son autre main : je défie monsieur l'éléphant de tenter de s’échapper de sa prison… La tête blonde se balance de gauche à droite et  le gamin semble m’examiner, m’espionner, lire en moi jusque dans les tréfonds de mon âme. Mon cœur se serre, il est angoissant ce gosse.  Je reste comme ça, à toiser le petit un bon 45 secondes avant que ne débarque une grande dame en panique. Son tailleur de travers, perchée sur ses escarpins, sa tignasse frisée allant dans tous les sens elle arrive en trottant, se penche vers l’avant en soufflant « JONATHANNNN ». le nom avait été prononcé avec le pire accent british du siècle. Le gosse me regarde, je croirais presque le voir me faire un clin d’œil, puis il me lâche, se tourne vers sa mère (? Je suppose), puis tends les bras en direction de la femme au comble du désespoir « ma…ma..mama » Je lève les yeux vers la femme qui se saisis de son gamin à pleines mains avant de le caler contre sa hanche en soufflant contre une mèche rebelle parmi tant d’autres « Désolée je suis désolée » Son accent me vrille les tympans et je me contente de froncer les sourcils en hochant la tête « nah…c’rien » Si le gamin avait fracassé son pauvre petit crâne contre le sol, j’en aurais fait des cauchemars pour au moins quatre décennies : je pourrai vivre avec un bermuda un peu froissé. La femme se détourne, ses prunelles grises implorant, apparemment, un pardon pourtant facile. Je fais mine de me détourner, mais la peluche que le blondinet tenait fermement dans son autre main tombe sur le sol « hey…attends » Je me penche, amasse le petit éléphant baveux, le tends au gosse « T’oublies quelqu’un » La mère sourit, et ses talons claquent contre le sol alors que le duo s’éloigne. SPAM. Je suis bousculé, je perds l’équilibre VRAM je suis emporté vers l’arrière alors qu’on tire contre l’étui derrière mon dos, CLAM la bandoulière lâche, m’éclate en plein visage et mon dos est soudainement plus léger. Maintenant sur le sol, les quatre fers en l’air, je me relève juste à temps pour voir filer un connard au coin de la rue, avec MA GUITARE. Je m’élance à sa poursuite « HÉ TOI » paré à tuer s’il le faut.

Quinze minutes, quinze minutes de course effrénée à la poursuite de la crapule qui m’avait dérobé mon seul bien et mon gagne-pain. Je l’avais perdu alors qu’un autobus s’était arrêté devant moi alors que je m’en allais traverser la rue à sa poursuite. J’avais ragé, juré, bardassé, envoyer mon poing en plein dans un mur de briques (ce qui me mérite maintenant des jointures bleues et éraflées)… Maintenant, je me trouve à traverser la porte d’entrée d’un lieu que je m’affaire généralement plutôt à éviter pour m’y être retrouvé peut-être un peu trop souvent au cours de mon adolescence. Je passe la porte du département de police la mine basse, les fils de mon ipod se balançant hors de la poche de mon bermuda. Les dents serrées, je croise deux hommes en uniforme qui sortent derrière moi, puis je finis par me pencher vers le plexiglas perforé afin de parler à l’agent se trouvent derrière : une petit blonde au chignon haut « Excuse moi, j’aimerais signaler un vol » Elle lève les yeux vers moi « Quel vol » Je serre la mâchoire et peine à articuler « Celui de MA guitare » Elle sourit, rit, se détourne sur sa chaise à roulettes « Tiens Wesley si tu prenais la déposition de monsieur » Le gars la dévisage comme si elle venait de sortir la chose la plus absurde de tous l’univers. Je regarde le gars, il n’est pas en uniforme, son badge est accroché à sa ceinture…Je fronce les sourcils, me penche à nouveau vers le trou « J’suis sérieux!! » Le duo se toise un moment : apparemment l’un à une dent contre l’autre pour X raison. Je soupire « Vous réglerez vos conneries plus tard vous deux, j’veux juste parler à un putain d’agent pour porter plainte pour assaut puis signaler le foutu vol de ma guitare… mais fuck…y’a personne de compétent dans ce département… »

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MessageSujet: Re: Dans l'algèbre comme dans la police, il faut identifier X Dans l'algèbre comme dans la police, il faut identifier X EmptyLun 2 Sep - 22:34

    Dans l'algèbre comme dans la police, il faut identifier X
    WESLEY & TY

    .ReedNight

    «Il est où le putain de sucre ?» grognais-je en ouvrant tous les placards de la salle de pause du poste de police. C’est dingue, personne ne range jamais rien ici, impossible de mettre la main sur une cuillère, ou bien le sucre ! «Je te signale que c’est toi qui t’en es servi il y a une heure.» Je grogne, en guise de réponse : faut toujours qu’il ai réponse à tout, c’t’idiot. «Si c’était moi qui l’avait touché en dernier, je saurais où j’l’ai rangé !» Ça, par contre, c’est un gros, gros mensonge. Il a sans doute raison, d’ailleurs, il y a de grandes chances pour que ce soit moi qui ai posé le paquet quelque part, sans le ranger à sa place -ça relève déjà du miracle, lorsque je pose la tasse de café vide dans l’évier- : en revanche, il y avait bien peu de chances que je l’admette. «Regarde dans le frigo.» Je me tournais pour jeter un coup d’oeil à mon coéquipier, un sourcil haussé, un air d’incompréhension totale sur le visage : «Qu’est-ce que du sucre foutrait dans le frigo ?» Il sort de la salle de pause, sa tasse de thé entre les mains, en marmonnant un truc que j’comprends à moitié, du genre «avec toi on sait jamais», et je secoue la tête, l’air de dire : complètement fêlé ce gars. Pourtant, je jette un coup d’oeil en coin au réfrigérateur et, d’une main peu sûre (comme si j’craignais d’y découvrir une tête coupée), j’ouvre la porte. Ma mâchoire s’abaisse légèrement alors que mes lèvres s’entrouvrent, et je sors le paquet de sucre du frigo. «Avoue que c’est toi qui l’as mit dedans !» criais-je à travers le poste de police. Je vois sa main qui s’agite vaguement au loin, et je laisse échapper un sourire : crétin, va.
    Sur ces mots doux, je laisse tomber trois petits cubes de sucre (on m’a souvent dit, d’ailleurs, que je devrais plutôt verser mon café directement dans la sucrière), remue un peu, et en ajoute un quatrième, avant de remettre le sucre où je l’avais trouvé (aka le frigo : comme quoi l’idée de le ranger à sa place, ça ne venait pas naturellement), et d’en fermer la porte (du frigo -il faut suivre un peu !-) d’un coup de hanche. J’attrape un beignet (oui, comme dans les films, et alors ? C’est bon, les donuts !) au chocolat blanc, parsemé de vermicelles de couleur, et l’enfourne dans ma bouche, mordant dedans à pleines dents. «Wesley, tu peux venir une minute s’teuplait ?» La voix de la belle blonde s’élève, et je relève la tête, prêt à servir (un homme comme moi est toujours prêt, voyons...) «Khech-ea ?» Je déglutis, avalant la moitié du donut d’un coup, et fais passer le tout avec une gorgée de café (pas encore assez sucré à mon goût si vous voulez mon avis). Je tousse un coup, m’éclaircis la voix, et fais disparaitre le reste du donut... en l’posant sur mon bureau. «Qu’est-ce qu’il y a» ah, soudainement, c’était plus compréhensible ! «Quelque chose chagrine mon joli rayon de soleil ?» Comme on pourrait s’en douter, un sourire charmeur vient illuminer mon visage de beau gosse, et je me penche en avant, pour me rapprocher de la jeune et jolie agent. «Oui, ça !» D’un coup sec, elle me tend une feuille sous le nez, bien trop près de mon visage pour que je puisse discerner autre chose que de vagues taches floues, noires, supposées former des lettres -du moins j’imagine-. «Une déclaration d’amour ?» Elle peste, et me lance la feuille au visage (quelle violence). Je m’essuie les doigts dessus (le charme et la classe, c’est inné, ça n’s’apprend pas), avant d’y jeter un coup d’oeil rapide. «C’est mon rapport, et ? J’ai fait des fautes d’orthographe ?» Je laisse échapper un sourire moqueur, et la jolie blonde lève les yeux au ciel : les énerver, et les séduire, là s’arrêtent mes compétences auprès des femmes. Les comprendre, par exemple, il y a longtemps que j’ai cessé d’essayer. J’me contente de les subir : de toute façon, elle finira bien par me dire ce qui ne va pas : les femmes ne peuvent pas s’en empêcher. «Tâche de café, en bas, à gauche. Et... c’est... PAS un rapport ! C’est un... torchon.» Je lève les yeux au ciel. «J’avais mieux à faire ! C’pas mon job, ça... Tsais, moi... j’attrape les méchants !» C’est à son tour de grogner, et ça lui donne un petit côté sauvage absolument plaisant.

    «Excuse moi, j’aimerais signaler un vol» Je m’étire, et tapote le sommet du crâne de la blonde, qui n’avait pas vraiment apprécié ma blague, l’air de dire : au boulot cocotte, ÇA c’est le tien. «Quel vol» Je m’éloigne un peu, mon café à la main. «Celui de MA guitare» Je m’apprête à tremper mes lèvres dans mon café. Vraiment, je suis à deux centimètres. «Tiens Wesley si tu prenais la déposition de monsieur» J’en perds l’envie de boire du café (et il en faut beaucoup pour que j’perde l’envie de boire du café), et je me retourne, un air ... presque dégoûté sur le visage. J’ai envie de lui lancer «tu t’fous d’moi !», mais je sais qu’elle ne se fous pas de moi (ou du moins, pas en disant ça). Je fronce les sourcils, elle hausse les siens, je la toise, elle me toise, on reste là, quelques secondes, à se regarder dans le blanc des yeux. «J’suis sérieux !!» Elle se met à sourire, bizarrement (et bizarrement, je n’aime pas ça) : «Après tout, ça s’appelle Robbery and Homicide» Elle jubile, fière de son coup, et si elle n’était pas si jolie, je lui donnerai un coup de crosse sur le crâne, pour lui apprendre à se jouer de moi (JK, j’frappe pas les femmes, j’suis p’t’être un con mais j’ai des limites). «Vous réglerez vos conneries plus tard vous deux, j’veux juste parler à un putain d’agent pour porter plainte pour assaut puis signaler le foutu vol de ma guitare... mais fuck... y’a personne de compétent dans ce département...» Je vois le regard de la jolie blonde s’adoucir, doucement, en me regardant, et elle pince les lèvres en détournant les yeux, sachant très bien que... ça va pas l’faire. Je me tourne, d’un coup sec, regardant enfin le casse-couille. «Tu vas commencer par baisser d’un ton, t’es dans un commissariat, pas sur un putain de marché, alors tu te calmes sinon j’te fous au trou pour outrage à agent !» Que ce soit dit, tout de suite : je n’aime pas ce con. «On est pas tes potes, alors, tu redescends sur terre, Justin Bieber.»
    Je claque des doigts, lui faisant signe de passer de l’autre côté, je n’vais pas laisser un trou du cul pareil en compagnie d’une pauvre policière innocente. Il veut qu’un agent s’occupe de prendre sa déposition, je prendrais sa déposition, puisque monsieur insiste.
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